Un concours de circonstances dramatique : quand le changement climatique alimente les feux de forêt, les vagues de chaleur marines et la perte de biodiversité

Un concours de circonstances dramatique : quand le changement climatique alimente les feux de forêt, les vagues de chaleur marines et la perte de biodiversité

2020 est une année cruciale pour les décideurs qui s’attaquent aux urgences en matière de biodiversité et de changement climatique, et pour l’humanité dans son ensemble. Nous devons prêter attention à l’effondrement de nos systèmes planétaires.
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Ndlr : Où se trouve la différence dans le discours des collapsos, puisque on peut lire ici : « Nous devons prêter attention à l’effondrement de nos systèmes planétaires. » ?

Elle est là : « si les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne diminuent pas de 7,6 % chaque année entre 2020 et 2030, le monde manquera l’occasion d’être sur la voie de l’objectif d’une augmentation des températures moyennes mondiales limitée à 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris. »

Autrement dit, il n’est pas question d’effondrement, mais d’effondrement si on ne fait pas les choses. Est-ce que cette nuance pourra être intégrée par les effondristes ? Et il se trouve que les choses se font, mais pas assez drastiquement. Il faudrait par exemple décider MAINTENANT de déployer une industrie de captage du CO2 et d’en produire des matériaux aujourd’hui issus du pétrole. Et surtaxer tout produit issu du pétrole, comme le plastique et allouer le fruit de cette taxe au déploiement de cette industrie. Ainsi, un véhicule contenant du plastique issu du pétrole coûterait plus cher et serait donc moins compétitif sur le marché, ce qui favoriserait les véhicules construits avec du plastique à base de CO2.

C’est très facile en fait et ça ne compromet même pas l’industrie pétrolière ni les pays producteurs, puisque cette nouvelle industrie est juste une opportunité d’investissement. Exxon Mobil est déjà très impliqué dans l’industrie du captage de CO2, qu’attend-on ? Un pays comme le Nigeria qui trouve 40% de son PIB dans le pétrole pourrait tout aussi bien le trouver dans l’industrie du CO2 qui devra de toute façon être déployée massivement et mondialement pour être efficace, des dizaines de milliers d’unités de captage devront être éparpillées sur toute la planète.

C’est juste une nouvelle industrie, c’est tout, comme le téléphone, l’électricité ou l’automobile au début du 20ème siècle.

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