Sécurité sociale: Macron et Fillon livrent leurs pistes d’économies

Sécurité sociale: Macron et Fillon livrent leurs pistes d’économies

Cinq candidats à l’élection présidentielle ont défilé ce mardi 21 février au Palais Brogniart pour présenter leur programme en matière de santé. Emmanuel Macron et François Fillon ont présenté des pistes d’économies pour la Sécu, Benoît Hamon a évoqué une réforme du mode de financement des hôpitaux.
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Ndlr : Là encore il ne s’agit pas de politique de caniveau à moduler des flux, mais de MODERNISER, de passer au XXIème siècle et les problèmes disparaîtront d’eux-mêmes au plus grand bénéfice de tous.   Pour financer le système de santé, c’est tout un processus à mettre en place. Rien que de mettre la retraite à 55 ans permettrait déjà d’économiser au moins 30 milliards à la Sécu, rien qu’avec le gain sur les maladies du travail. Une telle mesure abolirait quasiment le chômage des seniors et réduirait drastiquement le chômage des juniors, plus favorables aux nouvelles technologies, ce qui favoriserait leur déploiement industriel.   Quant au financement des hôpitaux, le problème essentiel repose sur le fait que les nouvelles technologies permettent de résoudre infiniment plus de pathologies. Alors qu’il y a encore 50 ans, on allait à l’hôpital plus pour être accompagné jusqu’à la fin qu’autre chose, ou alors pour une jambe cassée ou une appendicite, désormais on y guérit. Or l’hôpital fonctionne avec les technologies de la fin du XXème siècle, en attendant celles du XXIème siècle, alors qu’il est géré comme au XIXème siècle. Si on extrait les technologies et le fait qu’il n’y a plus de chambres communes avec une foultitude de lits, il n’y a aucune différence entre un hôpital moderne et un hôpital du XIXème siècle. Alors qu’aujourd’hui il devrait plutôt être un centre de compétences, pratiquement un labo.  Il faut savoir que plus des deux tiers des infections traitées sont d’origine nosocomiale, soit lors d’une visite à un ami ou d’un soin reçu ou encore un échange avec quelqu’un venant de l’hôpital. Et ce n’est pas anodin, ça représente 12’000 morts par an. Ces infections nosocomiales ont pour principale cause l’excès de personnel dans les hôpitaux, qui est le principal vecteur de dissémination. Il faut donc accélérer l’introduction de « l’hôpital debout » pour diminuer la durée des séjours radicalement et automatiser la gestion autant que possible afin de diminuer le personnel. En outre, plus des trois-quarts des diagnostics sont mal établis, pour diverses raisons, pas forcément du fait des médecins d’ailleurs. Ce qui fait que les trois-quarts des soins distillés dans les hôpitaux au mieux ne servent à rien au pire aggravent la situation du patient et impliquent des soins supplémentaires qui auraient pu être évités si le diagnostic avait été précis d’emblée. Les ordinateurs seuls ont déjà un taux d’exactitude du diagnostic 20% plus favorable que celui des médecins. Mais un médecin accompagné par un ordinateur qui en accepte les résultats atteint des sommets. Alors qu’on parle de 70% d’exactitude (ce qui donne quand même 30% d’erreur) pour un diagnostic médical standard, cumulé avec un ordinateur on dépasse largement les 80%. Les économies potentielles sont gigantesques.   In fine, c’est donc bien d’une « simple » modernisation plutôt qu’une gestion « plus fine » ou « différente », dont le système a besoin.

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