Les assemblées générales sont l’occasion pour un nombre croissant d’actionnaires, dont certaines institutions financières, de demander aux dirigeants du secteur pétrolier d’adapter leur stratégie pour viser à atteindre les objectifs imposés par les Accords de Paris de 2015. On avait rarement vu les dirigeants de BP, de Shell, mais aussi d’Exxon ou de Chevron aussi …
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Ndlr : Comme je l’explique depuis longtemps, le coût du carbone explose, rendant les investissements moins intéressants. Donc les investisseurs exigent la baisse des émissions ou investissent dans autre chose et donc les secteurs carbonés ne peuvent qu’évoluer.
Ceux qui s’imaginent que les pétroliers sont des entités uniformes qui peuvent comme ça faire la pluie et le beau temps n’ont pas compris le système. Les multinationales sont des entreprises démocratiques possédées par des milliers ou des millions d’investisseurs, pas toujours des grosses nuques. S’il est vrai qu’elles ont de l’influence sur le politique, c’est aussi le politique qui est à l’origine de l’existence de ces multinationales qui n’existent que pour répondre aux besoins.
Et, donc, lorsque la société a décidé que les multinationales doivent évoluer, elles évoluent, ce n’est pas que des puissants peuvent décider de l’avenir. Leur rôle est de défendre leurs entreprises face à l’adversité, même si l’adversité est l’intérêt général, parce que l’intérêt général c’est aussi la pérennisation de ces multinationales qui répondent à nos besoins, mais ça implique aussi de s’adapter pour qu’elles fonctionnent jusqu’à ce que nous n’en ayons plus besoin ou qu’elles répondent aux nouveaux besoins.
Comment un géant pétrolier peut-il baisser ses émissions de carbone ? Alors que, par définition, son coeur de métier c’est de vendre un produit pour le brûler et qu’il émette du carbone ? Eh bien c’est très simple, en investissant dans les technologies de capture du carbone pour en faire du carburant neutre ou du plastique, autrement dit, dans leurs concurrents. Ou encore dans les énergies renouvelables. Ce qui fait que l’entreprise bascule lentement vers son nouveau modèle.
