Qu’est-ce qu’un « job à la con » ?

David Graeber, figure du mouvement Occupy Wall Street, et qui a inventé le concept de bullshitt jobs, littéralement un « job à la con »… Ces boulots vides de sens qui nous épuisent physiquement et psychiquement. [Lire plus…]

Ndlr : Et si vous en voulez plus pour savoir de quoi pourrait être fait l’avenir, il vous suffit d’aller voir Renouveau Sociétal et sa vision de la transition sociétale. Un avenir démocratique, écologique, fait d’activité économique au lieu de jobs à la con qui représentent aujourd’hui 40% des emplois en France, pour la plupart dits ’emplois de service ».

Aujourd’hui, en France, tout le monde est « formateur », « coach », « consultant », « conseiller », « expert »… des gens qui n’existent que parce qu’on a mis en place des conditions d’existence contraires à la vie dans le but que ces gens se retrouvent dans ces métiers où finalement aucun ne parvient même ne serait-ce qu’à se faire un SMIC, mais qui ainsi sont repassés par l’URSSAF ou le RSI et ne grèvent plus les statistiques du chômage.

L’avenir est à la fin de l’emploi, qui mène mécaniquement à l’écologie, qui ne repose pas sur des visions passéistes de travail aux champs ou de recyclage des ordures. Mais bien dans l’élévation de la population au rang suivant de son évolution.

A noter que ce n’est pas le capitalisme qui crée les jobs à la con, puisque… nous ne sommes pas dans une économie capitaliste !

Le capitalisme a une définition précise, établie par ses grands penseurs, comme Bastiat, Smith, Ricardo, Friedman, Hayek, Paine, etc. Or le système actule n’y répond pas.

Le prétendu capitalisme que nous avons aujourd’hui, c’est comme si vous alliez chez le médecin, qu’il vous diagnostique une grippe parce que vous toussez, mais vous n’avez pas de fièvre. Si vous n’avez pas de fièvre, ce n’est pas la grippe, puisque c’est l’un de ses symptômes évidents.

Par exemple, dans notre société —et encore plus dans l’américaine– il y a des pauvres. Avec le capitalisme, ce n’est pas possible, ce n’est mécaniquement pas possible.

Mais, la plus grosse preuve que nous ne sommes pas dans un système capitaliste, c’est que le marché ne s’autorégule pas bien. On le dit assez souvent que le marché ne se régule pas de lui-même. Et pourquoi ? Sinon parce qu’en fait, nous ne sommes pas dans un système capitaliste où, par définition, celui qui détient le capital possède l’outil de production dans lequel l’ouvrier travaille pour produire ce dont il a besoin qui est fabriqué en réponse par l’outil de production possédé par celui qui contrôle le capital.

…Tout le monde sait qu’aujourd’hui c’est une oligarchie financière qui contrôle le monde ! Le marché est contrôlé par des financiers. Puisqu’il est contrôlé,il ne peut pas s’autoréguler. Il finit par le faire, mais seulement une fois que l’économie s’est cassé la gueule, que les financiers sont ruinés, que la machine s’est bloquée. Et, de suite derrière, affluent des fonds sortis du shadow banking comme un magicien sort un lapin d’un chapeau… et on recommence, encore plus fort pour se refaire.

Voilà pourquoi « le capitalisme crée des emplois inutiles ». Si nous étions dans un système capitaliste, l’objectif serait d’avoir le moins d’emplois possible et que le marché s’autorégule le mieux possible. On robotiserait pour soulager l’industrie de la contrainte de donner du travail et lui apporter simplement son rôle de répondre aux besoins, ce qui serait plus écologique et plus rentable. Les robots pourraient produire juste ce qu’il nous faut, mais en moindre quantité, de meilleure qualité, mieux valorisé.

Le système profondément aberré que nous connaissons trouve sa source dans le fait lorsque le capitalisme a été introduit, après la Révolution, seule une infime fraction possédait du capital et la masse, tout simplement rien. Jusqu’au début du 20ème siècle, le pouvoir d’achat de 80% de la population était tout bonnement de zéro. Du coup, ceux qui détenaient le capital avaient tout pouvoir.

Depuis, la situation a changé, la majorité des riches sont des nouveaux riches, tout le monde a un vrai pouvoir d’achat et grâce à internet tout le monde est investisseur, pour vingt balles peut-être, mais des millions qui mettent vingt balles, ça fait du Capital.

In fine, avec la révolution numérique, l’économie du 21ème siècle, le capitalisme va atteindre son apothéose, le financement participatif est le paroxysme du capitalisme libéral, l’autodétermination absolue des individus qui maîtrisent le marché et en retirent directement les fruits. Puis il périra, vers le milieu de la seconde moitié du siècle, pour laisser place à un autre type d’économie.

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