Une intelligence artificielle appelée Dabus s’est vue attribuer la paternité d’une invention en Afrique du Sud et en Australie. [Lire plus…]
Ndlr : C’est parfaitement absurde, pour tout un tas de raisons. Tout d’abord, l’IA n’a pas conscience d’elle-même et donc ne sait même pas qu’elle a inventé quelque chose. Ensuite, si son brevet devait être attaqué, elle n’en n’aurait pas conscience et serait incapable de le défendre. Ce serait alors celui qui a déposé le brevet qui devrait intervenir en son nom, mais sans aucun titre, n’étant pas désigné par l’IA détentrice du brevet ni par la justice comme son tuteur, ce qui poserait là encore problème, puisqu’il n’est pas possible d’être tuteur d’une machine.
La propriété intellectuelle repose sur la conscience de soi, pas sur l’invention elle-même. Ou alors on en finit plus, parce que si un bulot trouve un moyen de renforcer la colle pour s’accrocher à son rocher, qu’un passant le remarque, il pourrait déposer un brevet au nom du bulot.
On ne le dira jamais assez, mais l’intelligence artificielle n’existe pas, on peut même parler d’un oxymore. Parce que si la machine est intelligente, alors elle n’est pas artificielle, c’est juste le support qui l’est. Si un jour une machine devait s’ouvrir à la conscience, une fois certaines conditions réunies encore loin aujourd’hui, comme une plasticité cérébrale, une énorme capacité mémorielle et un volume colossal de données, alors, bien qu’étant toujours une machine, elle serait intelligente. Et son intelligence serait naturelle, puisque ne découlant pas du fait de l’humain, mais de la conjonction des éléments favorables à son émergence.
Voilà pourquoi on parle « d’intelligence artificielle » : parce qu’elle ne l’est pas, intelligente, elle ne fait qu’imiter certains paramètres de l’intelligence.
En conséquence de quoi, si quelqu’un veut violer le brevet, il pourra le faire allégrement, personne n’y pourra rien, puisqu’il n’y a personne derrière.
