Hypersensibilité électromagnétique : l’ANSES dévoile ses conclusions

Hypersensibilité électromagnétique : l’ANSES dévoile ses conclusions

Paris, le mardi 27 mars 2018 – A l’issue de trois ans de travaux (revue de la littérature, auditions et consultation en ligne), l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) publie son avis sur « l’hypersensibilité électromagnétique (EHS) ou intolérance environnementale idiopathique […]
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Ndlr : « elle a estimé que n’étaient pas robustes les études qui ont pu évoquer des modifications de l’activité électrique du système nerveux » Lorsque l’on parle d’une étude, derrière ce genre de qualificatif il faut lire : « c’est de la fumisterie ». Sinon, d’autres qualificatifs existent pour les études considérées comme sérieuses : « des résultats significatifs », « indicative de pistes à explorer », « amenant une information précieuse », etc. Jusqu’à, bien évidemment, la reconnaissance de l’étude.  « Pas robustes », vous l’aurez compris, ça veut dire que ça relève du niveau du jeu de société…  Ajoutant que « L’ANSES observe que « les résultats de ces études doivent être interprétés avec précaution et mériteraient de faire l’objet d’études de réplication ». » En français : « ne pas croire leur contenu et les refaire sérieusement pour démontrer que c’est du n’importe quoi ». En forme policée, évidemment.  « les études de provocation analysées (une quarantaine) n’ont pas permis de mettre en évidence, de manière fiable et reproductible, l’apparition de symptômes ou d’anomalies biologiques ou physiologiques spécifiques à l’EHS pendant ou après une exposition (aux basses fréquences ou aux radiofréquences) » Alors ça, ça veut dire que les gens prétendument électrosensibles du groupe témoin se sont révélés incapables de dire si l’appareil auquel ils étaient exposés… émettait ou non !  Encore mieux, des tests avaient déjà été réalisés en Suisse et à Paris il y a des années qui avaient révélé que exposés à un routeur wifi vide, il n’y a que le boîtier et l’interrupteur ne fait qu’allumer ou éteindre la led témoin, ils souffrent quand la led est allumée. Autrement dit, c’est l’IDEE que le routeur émet qui les fait souffrir.  Plus que ça, devant une antenne GSM dont ils ignorent qu’elle est débranchée ils souffrent. Le fait de penser qu’ils sont exposés aux ondes qu’une antenne émet forcément suffit à les faire souffrir.  Il y a une dizaine d’années de ça, une jeune femme s’est installée dans une chouette attique parisienne donnant sur les toits. Quelques mois après son installation, Bouygues à installé une antenne devant sa baie vitrée, à 300 mètres. Elle a immédiatement commencé à souffrir. Elle a alerté Bouygues, qui a fait des mesures sans rien trouver à signaler. Elle a isolé son logement avec un papier peint aluminisé spécial, mais rien n’y faisait. Bouygues ne voulant entendre raison, elle a déposé plainte. Expertise, contre-expertise, contre-contre-expertise… Au tribunal elle révèle qu’elle souffre tellement qu’elle va de temps en temps dormir chez sa mère pour se reposer un peu. Ce à quoi l’avocat de Bouygues l’interpelle et lui demande confirmation que dès qu’elle sortira du tribunal, elle va rentrer chez elle et donc elle souffrira de l’antenne ? Ce à qu’elle confirme aussitôt. L’avocat dépose alors en pièce à conviction un constat d’huissier attestant que l’antenne est débranchée depuis plusieurs mois. Pas éteinte ou en puissance réduite, débranchée, le câble n’est plus connecté.   Autrement dit, cette jeune femme ne souffrait pas de l’antenne, mais de l’IDEE qu’elle était exposée à ses ondes.  En 2006, en Suisse, pour couvrir d’internet une vallée des Alpes bernoises, une équipe voulait faire des tests et installer une antenne Wimax. Une association d’opposition aux ondes, l’équivalent des fumistes de Robin des Toits, a lancé une pétition, émis une protestation au Conseil d’Etat menaçant de déposer plainte si ces essais avaient lieu. Un an plus tard, des tas de gens se sont plaints de maux de tête dans la vallée, alors l’association s’est énervée et a mis ses menaces à exécution et déposé plainte. Devant le tribunal, l’équipe qui voulait tester le Wimax a déclaré : « ah non, quand on a vu la levée de boucliers, on a abandonné, on a rien fait »….   Rien de moins qu’un phénomène d’hystérie collective comme les gens qui faisaient un malaise aux débuts des grandes lignes de train, parce que le corps humain est incapable de se déplacer à une vitesse de 80 km/h durant des heures.  Ainsi, l’ANSES préconise l’écoute et l’attention à ces symptômes par les praticiens, parce que même s’ils sont imaginaires, ils souffrent réellement, physiquement. Ils souffrent vraiment… mais ça relève de la psychologie, voire de la psychiatrie.

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