Ministres, journalistes, dirigeantes d’entreprises… Aucun milieu n’échappe à cette habitude d’effacer le nom de famille des femmes, aussi puissantes soient-elles. Explications.
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Ndlr : Parce que c’est sur la condescendance imposée aux hommes que repose le pouvoir des femmes. Parce qu’on est traditionnellement plus agressifs entre hommes et que d’utiliser le nom de famille est plus péjoratif. Comme on peut le voir dans la publicité Citroën, un vrai cliché : « mais enfin, Berthier, vous allez bien »? C’est carrément une insulte. Si le patron lui avait dit : « mais enfin, Pierre, vous allez bien »? C’est tout de suite beaucoup plus cordial, mais ça en impose moins, le patron est bien moins affirmé dans sa position. Que les hommes fassent preuve de condescendance envers les femmes en adoptant une posture qui les maintient en-dehors de l’arène, je pense que c’est l’instrument essentiel de leur pouvoir. Qu’on le veuille ou non, la nature féminine n’est pas la même que celle de l’Homme et l’arène constituée des échanges virils entre mâles commandés par la testostérone imposée par leur genre n’est pas la place d’une femme qui, tout au contraire, par la condescendance à laquelle sont contraints ces hommes, deviennent des vecteurs de modération et d’apaisement. Et je crois que c’est là que le rôle féminin dans la société prend toute son importance : dans la capacité de la femme a imposer de la modération. La femme est naturellement plus raisonnable que l’Homme, moins emportée, plus patiente, plus conciliante, plus pugnace et le fait qu’elles imposent cette modération au débat politique permet de surpasser les blocages d’orgueil qui étaient si fréquents il y a encore 40 ans et sont aujourd’hui dépassés.
