Pour Paul Krugman, la France est depuis plus d’un an ciblée par une propagande négative, menée pour des raisons idéologiques par les tenants de l’austérité à tout prix. Des attaques qui auraient presque des airs de complot, avance le Prix Nobel.
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Ndlr : « Il y a un an, l’hebdomadaire The Economist déclarait que la France était « la bombe à retardement au cœur de l’Europe », dont les problèmes éclipseraient ceux que connaissaient la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie. En janvier 2013, un rédacteur en chef invité de CNN Money assurait que le pays était en « chute libre », « sur la voie d’une prise de la Bastille économique ». Des sentiments que l’on retrouve dans toutes les lettres d’information économiques. Face à une telle rhétorique, il est légitime de s’attendre au pire quand on consulte les chiffres de la France. Or, ce que l’on découvre en fait, c’est un pays confronté à des difficultés économiques – qui ne l’est pas ? –, mais qui s’en tire dans l’ensemble aussi bien, sinon mieux que la plupart de ses voisins, à l’exception évidemment considérable de l’Allemagne. La croissance française, ces derniers temps, a été plutôt lente, mais est restée bien supérieure à celle, par exemple, des Pays-Bas, qui sont pourtant toujours notés AAA. Selon les critères conventionnels, il y a une dizaine d’années, les salariés français étaient en réalité un peu plus productifs que leurs homologues allemands. Et devinez quoi : ils le sont toujours. »Ceux qui me suivent depuis quelques temps savent que ça rejoint exactement ce que je soutiens depuis très longtemps. Mais, bien évidemment, quand c’est un nobélisé qui le dit, ça a un chouilla plus de punch.
