Dette publique : C’est la faute du privé ! Les graphiques de Vittori

Dette publique : C’est la faute du privé ! Les graphiques de Vittori

La dette publique correspond-elle à une mauvaise gestion des gouvernements ? Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, nous montre comment les mécanismes de dette privée impactent les contribuables.
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Ndlr : Ce qui est intéressant dans son graphique est qu’on voit clairement la montée à la moitié des années 70, c’est-à-dire la crise pétrolière, qui a signé le coup d’arrêt des Trente Glorieuses portées par un coût du baril à 1$ que Kadhafi a fait grimper à 4$ après sa prise de pouvoir en Libye et avoir convaincu ses partenaires de l’OPEP.Kadhafi est responsable de notre situation. Au-delà, si au lieu d’avoir été des profiteurs esclavagistes nous avions partagé d’emblée le pactole pétrolier, on ne nous aurait pas fait cet affront de multiplier par 4 le prix du baril. Nous n’aurions pas connu les Trente Glorieuses, avec sa croissance délirante, par moments à deux chiffres, mais nous serions toujours en pleine croissance et pour longtemps. Accessoirement, ce graphique nous démontre également à quel point le secteur privé avait pris goût au confort des Trente Glorieuses et s’empiffrait. Dès la fin des années 70, alors que les populations occidentales découvraient le chômage, elles ont commencé à avoir des exigences, à réclamer de l’emploi. Alors les gouvernements se sont mis à emprunter pour injecter massivement de l’argent dans l’économie dans des préceptes keynésiens obsolètes. Mais la situation ne s’inversait pas et le peuple était toujours dans la rue. Alors, dans les années 80, on a accéléré le mouvement avec l’Economie des conventions. Partant du principe que Keynes édictait que dans le cadre d’un plan de relance une unité monétaire investie en rapportait quatre, il a alors été littéralement décrété que nous serions en plan de relance permanent et on a augmenté l’endettement pour injecter de l’argent dans l’économie juste dans le but de lutter contre la disparition de l’emploi, pourtant inéluctable et la hausse du chômage qui en découle. In fine, la dette se trouve tout autour de nous, dans les coeurs de village rénovés, les infrastructures urbaines, médiathèques, piscines de folie, transports publics délirants, les transurbaines, ronds-points, autoroutes, ponts routiers, lignes de TGV absurdes……Tout était bon pour dépenser, le but était d’injecter de l’argent massivement tout en complexifiant le système pour produire autant d’emploi que possible, A toute occasion on pondait une nouvelle taxe, qu’il était possible d’éviter de payer moyennant X conditions, engendrant à chaque fois Y milliers d’emplois…Maintenant, la réalité se fait jour et la question de savoir jusqu’où on pourrait aller dans la stupidité se pose.

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