Nucléaire : la construction de nouveaux réacteurs coûte que coûte (cher et subventionné)

Nucléaire : la construction de nouveaux réacteurs coûte que coûte (cher et subventionné)

Voici ce qu’on vous a concocté discrètement en profitant subrepticement du confinement : le programme du prochain quinquennat de Macron, mais seulement une fois élu, bien sûr.

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Ce ppt du MINEFI décrit les efforts d’EDF et du gouvernement pour résoudre l’équation suivante :

  • Financer les 6 prochains EPR
  • Éviter la faillite d’EDF (diapo 5)
  • Maintenir le monopole d’EDF sur l’électronucléaire français (diapo 2)
  • Maintenir un prix bas de l’électricité pour les usagers

Comment ?

  1. L’État subventionne la construction des EPR : ce que l’usager ne paie pas, c’est le contribuable qui le paie ; en gros, ce sera 50/50 (diapos 7, 20 & 26) : 50% dans le prix de l’électricité (50€/MWh +/- 50%, diapo 5) et (au moins) 50% subventionné (sur prix de vente hors taxe, frais de fonctionnement inclus).
  2. L’État assure les dépassements de budgets qu’EDF connaitrait (diapos 8 & 26), d’autant plus que l’État n’a pas fait vérifier les simulations financières d’EDF (diapo 3). Risque faible, bien sûr, car on sait d’expérience qu’EDF respecte toujours ses budgets initiaux, n’est-ce pas ?
  3. L’état envisage d’indemniser EDF si un gouvernement ultérieur voulait revenir sur ces 6 EPR (diapo 28)

Ndlr : Ce doit être ça que Jean-Marc JANCOVICI appelle passer en « économie de guerre » pour palier les « faiblesses des démocraties en cas de crise »

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