Interdiction d’embaucher un parent, création d’une « Banque de la démocratie » pour financer les partis. Le ministre de la Justice François Bayrou a dévoilé, jeudi, le projet de moralisation de la vie publique, promis par Macron lors de la campagne.
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Ndlr : Mesures dont on comprend que la plupart sont conçues de manière à ce que les gros puissent les contourner par divers moyens et que les petits soient aussi gênés que possible, du financement de leur parti jusqu’à leur éventuelle mandature. Je ne vois pour ma part pas beaucoup de choses là-dedans, juste des réglements, des réglements, des réglements… mais aucune mesure concrète. Par exemple, il n’existe pas un « tribunal d’audit moral », devant lequel n’importe quel élu pourrait être déféré sur pétition qui serait constitué de jurés du peuple pour moitié et d’élus pour l’autre moitié, tous tirés au sort, dont la seule responsabilité serait de décider non pas de la légalité des actes de l’élu, mais de leur moralité, s’il a tout simplement le comportement que l’on peut attendre de la part d’un élu. Non, au lieu de ça, on met en place des réglèments faciles à contourner pour les gros : – Pas le droit d’embaucher des proches ? Qu’à cela ne tienne, les gros s’arrangent entre eux pour les faire embaucher parmi. – Le prêt de la « banque de la démocratie » n’est accessible que sous conditions de solvabilité ? Ben ça tombe bien, les gros le sont, pas les petits. – Pour être financé par l’Etat, il faut 100 candidats en France métropolitaine représentant au moins 2.5% des voix ? Pas de problème pour les gros, pour les petits, c’est quasiment inatteignable. D’ailleurs, avec cette règle, même si un petit parti parvient à avoir un élu député, si il n’a présenté que ce seul candidat, il ne peut prétendre au financement de l’Etat, puisqu’il ne fait pas 2.5% des voix et il n’a pas présenté 100 candidats. La campagne du candidat sera remboursée, mais son parti n’aura pas le statut de parti politique. Etc., etc., etc., sous les applaudissements, s’il vous plaît ! D’ailleurs, comme de juste, on s’empresse de modérer un peu les vilaines ardeurs, en cessant de parler de « moralisation », qui est un peu fort, un peu menaçant, on préfére désormais parler de « confiance » : https://www.franceinter.fr/emissions/le-cabinet-de-curiosites/le-cabinet-de-curiosites-02-juin-2017 Empêcher les petits qui auraient éventuellement des idées progressistes d’obtenir les financements pour qu’ils ne menacent pas les oligarques dans leur élection, c’est bien. …Mais il ne faudrait quand même pas trop gêner les oligarques dans leurs pérégrinations politiques.
