Paul François, céréalier charentais gravement intoxiqué en 2004 par le Lasso, un herbicide commercialisé par Monsanto, est devenu ce jeudi le premier en France à faire condamner le géant agrochimique américain.
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Ndlr : Ce qui arrive à ce gars est vraiment regrettable, c’est scandaleux. Se retrouver dans son état physique est une catastrophe. Mais bon, on a entendu le gars nous expliquer, doctement, « dans les années 80 je me suis installé comme agriculteur, j’ai adhéré au concept de l’agriculture industrielle, j’ai été sensible au discours des grands groupes et patati et patata… ». Et dans une autre séquence on l’a franchement entendu : « ce qui est difficile, c’est d’associer une seule molécule à notre pathologie, parce que dans notre métier nous utilisons plus de 1000 molécules » (!!! sic)Monsanto (ou tout autre groupe agro-alimentaire dans toute affaire du même genre) a sa responsabilité, évidemment… mais il ne faudrait quand même pas trop prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Dans les années 70 les groupes agro-chimiques avaient préconisé que les traitements soient réalisés par des entreprises privées agissant sous leur contrôle, bien équipées, avec des équipes bien formées. Le monde agricole s’était emballé en protestant qu’ils connaissaient leur métier, qu’ils n’étaient pas sous tutelle et donc qu’ils n’avaient pas besoin d’aide pour réaliser les traitements. D’autant que les lobbys de la machine agricole avait certainement dû agir en conséquence à l’époque. Alors, d’attribuer la responsabilité à Monsanto exclusivement quand on est un tel pollueur qu’on s’en vante à la télé est quand même un peu fort. Comme j’ai entendu Yann Arthus-Bertrand sur ce sujet ce soir à la télé, je dirai que c’est un peu trop simple et que c’est le modèle qui est malade avant l’agriculteur lui-même et que lui comme les autres ne s’en plaignent pas tant qu’il leur rapporte.
