L’INTÉGRITÉ DU ROYAUME-UNI N’EST « PAS NÉGOCIABLE »: LA RÉPONSE DE LONDRES À EMMANUEL MACRON

L’INTÉGRITÉ DU ROYAUME-UNI N’EST « PAS NÉGOCIABLE »: LA RÉPONSE DE LONDRES À EMMANUEL MACRON

Jeudi, le chef de l’Etat avait affirmé qu’il n’était pas question de revenir sur le protocole nord-irlandais négocié entre Européens et Britanniques dans le cadre du Brexit. [Lire plus…]

Ndlr : Ils découvrent que l’usine à gaz à laquelle ils ont dû consentir pour rendre le Brexit plausible était juste irréaliste. Et maintenant ils veulent revenir dessus, mais voilà, l’UE ne peut pas accepter.

Quoi qu’il en soit, les anti-UE voient là à quel point rapidement les tensions sont apparues après la fin du libre-échange. Bien sûr, jusqu’à présent, ce n’est rien, quelques empoignades diplomatiques, quelques bateaux de guerre qui montrent leurs muscles, quelques politiques qui s’échangent des politesses.
Mais quand ça fera vingt ans que c’est comme ça, c’est là que nous aurons la guerre !
 
Le libre-échange est la réponse de la civilisation à la guerre. Et l’UE est allée jusqu’à la libre circulation. Les britanniques découvrent que tout ce qu’ils imaginaient pour s’en sortir relevait du pur fantasme. Les opportunités en lesquelles ils croyaient, les nouveaux échanges, n’existent pas. Le pays est de plus en plus instable, les irlandais restent farouchement européens et la guerre pourrait redémarrer. L’Ecosse réclame son droit à un nouveau référendum pour rejoindre l’Europe.
 
…Où s’imaginent-ils aller ?
 
Et pourtant il existe une solution qui pourrait se faire jour dans les prochaines années… la Suisse a quitté la table des négociations, ce qui risque de mettre fin aux accords bilatéraux. Or la Suisse sans l’UE, c’est la faillite à très court terme. Mais Guy Parmelin ne peut pas ne pas le savoir. Et donc s’il l’a fait, c’est que derrière il y a quelque chose. La Suisse a déjà renforcé son partenariat avec le Royaume-Uni. Imaginons maintenant que d’autres les rejoignent ? Des pays qui ne sont pas encore dans l’UE, bien sûr, mais la Suède, qui n’a jamais adopté l’euro, ou le Danemark, qui est également à cheval un pied dedans un pied dehors. Une nouvelle UE, une sorte de nouvelle AELE… une Europe du Sud-Ouest et une Europe du Nord-Est. Deux entités distinctes de force militaire, économique et démographique à peu près égales…