Une campagne sans vote : la présidentielle des étrangers communautaires

Une campagne sans vote : la présidentielle des étrangers communautaires

À quelques jours du premier tour de la présidentielle, seraient-ils les oubliés de la campagne ? Ils représentent près de 1,4 million d’individus, issus principalement du Portugal, d’Espagne et d’Italie. Les « étrangers communautaires ».
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Ndlr : Moi je suis suisse, donc d’origine extra-européenne, je vis en France dans le cadre de l’Espace Schengen au travers des Bilatérales II.   J’ai toujours été et je serai toujours contre le droit de vote des étrangers, en tous cas au niveau national, au niveau local, je m’en fiche un peu bien qu’il me gêne aussi. La France accorde facilement la naturalisation et accepte la double nationalité, si on veut vraiment voter, on devient français. Moi je le deviendrai et je bénéficierai intégralement de mes droits civiques sur le territoire. En attendant, je m’implique politiquement avec ferveur et je crée même un parti politique.  Aux Etats-Unis, les habitants de chaque Etat peuvent voter pour élire le pouvoir de l’Etat dans lequel ils résident, mais ils ont un gouvernement fédéral, qu’ils élisent ensemble et leur nationalité n’est pas celle de leur Etat, mais américaine.  imaginons que nous soyons greco-italien vivant en France, alors on vote en France, en Grèce et en Italie ? Du coup l’influence des uns n’est plus équitable face à l’influence des autres, c’est la démocratie qui en prend un coup et l’argument « je contribue à la vie de la cité donc je vote » n’est plus valide, puisque si on vit en France, on ne contribue ni à la vie de la Cité grecque, ni à l’italienne. Donc soit on détermine qu’on vote en fonction de notre contribution à la vie de la Cité, soit en fonction de notre nationalité, sachant qu’il y a déjà des favorisés qui en ont plusieurs et ne se gênent pas d’exploiter leur capacité de vote dans un pays dont ils disposent de la nationalité et où ils n’ont éventuellement jamais mis les pieds comme d’un pouvoir de nuisance pour se venger d’un passé ancestral. Mais en tout état de cause, les deux options s’excluent de facto l’une de l’autre et d’être sincèrement et réellement concerné me semble être un bon minimum pour un droit aussi élevé et honorable que le Droit de Vote.   Pour résoudre cette question du droit de vote des étrangers, la solution est donc que la nationalité de chacun devienne « européenne », avec pour origine nos Etats respectifs et j’espère bien un jour avoir un beau passeport bleu avec des étoiles dorées.

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