Les pénuries de médicaments, la faute à l’industrie?

Les pénuries de médicaments, la faute à l’industrie?

L’amoxicilline, un antibiotique prescrit aux enfants, est désormais rationné dans les pharmacies françaises. La perspective de cette nouvelle pénurie souligne une nouvelle fois les failles de l’industrie pharmaceutique. [Lire plus…]

Ndlr : Ca fait au moins 15 ans que l’industrie pharmaceutique tourne à 130 %. Des dizaines de labos sont en construction de part le monde, il en faudrait des centaines. Mais le personnel pour y travailler n’existe pas. Il ne sert à rien de construire des labos s’il n’y a pas les filières de formation derrière. Et comme chaque année des économies émergent, des millions de gens voient leur niveau de vie augmenter, ils ont besoin d’énergie, d’eau, de moyens de communication… et de médicaments, de médecins, d’hôpitaux, ce qui représente des milliers de milliards.

D’autant qu’entre-deux il a fallu mobiliser toute la puissance pharmaceutique mondiale pour le développement puis la fabrication des vaccins Covid, ce qui a représenté un effort colossal. Et c’est simple à comprendre : la pharmacologie, ce n’est pas de la boulangerie, il faut des structures de pointe, soit ces structures produisent de l’Amoxicilline ou du Paracétamol, soit elle développe et produit des vaccins, qui sont ce qui nécessite le plus de ressource. L’industrie n’a donc aucune responsabilité là-dedans. De prétendre que c’est de sa faute sous prétexte qu’elle investit des milliards dans la recherche d’un médicament contre l’obésité parce qu’il serait plus rentable est d’une vacuité intellectuelle consternante. Est-ce que ça signifie que l’obésité n’est pas une maladie qui justifie qu’on y fasse des recherches ? Sérieusement ?

Un article malhonnête, pour ne pas dire de mauvaise foi. Toute maladie a besoin de médicaments et donc toute recherche est justifiée, nous devons avancer sur l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, le cancer, l’épilepsie, etc… etc… l’industrie pharmaceutique n’a évidemment pas à renoncer à des recherches sur des traitements rentables pour continuer à produire des médicaments moins rentables pour satisfaire la vindicte anti-capitaliste de l’auteur.