Fini la mémoire flash, les clés USB et les disques durs ! Le développement de la mémoire à changement de phase a atteint un point critique.
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Ndlr : Pour illustrer l’avancée considérable que représente la mémoire universelle à changement de phase, on peut faire le parallèle avec le cerveau où chaque information est stockée par les neurones en modifiant la structure synaptique. Tout comme c’est la disposition des synapses qui est à l’origine du « souvenir », dans la mémoire à changement de phase, c’est sa phase cristalline ou amorphe qui porte l’information. Si le cerveau devait fonctionner comme un ordinateur aujourd’hui, nous aurions des tas de mémoires différentes, dans les doigts, les oreilles, dans les yeux. Tout ce qui relève de l’image serait stocké dans les yeux, du toucher dans les doigts… alors qu’en réalité tout est converti en un type d’information unique : le souvenir, qui vient centralisé dans le cerveau (à priori, certains pensent que la mémoire profonde pourrait être stockée ailleurs dans le corps, dans les cellules, mais bon). Avec la mémoire universelle, l’ordinateur se rapprocherait alors encore plus du fonctionnement du vivant. C’est ce qu’avait fait Von Neuman en décrétant que le programme devait être traité en même temps que les données, comme le fonctionnement du cerveau. Nous n’avons pas un cerveau de stockage de l’information et un cerveau de calcul, en réalité, la capacité de réfléchir est elle-même un souvenir. Mais la mémoire était un frein, parce que le stockage de l’information devait être distinct du stockage des programmes, même si c’est sur le même disque dur. Avec la mémoire universelle, cette barrière est levée et chaque information pourra être stockée indéfiniment avec le programme qui lui est nécessaire pour être rappelée et traitée à tout moment comme la réactivation d’un souvenir. Je vous laisse imaginer la portée dans le cadre de l’intelligence artificielle qui cherche à atteindre la cognition.
