Les disques vinyles poursuivent leur renaissance spectaculaire

Les disques vinyles poursuivent leur renaissance spectaculaire

Aux Etats-Unis, les ventes de disques vinyles ont crû de 52% en un an, représentant 30% des supports physiques musicaux. Le streaming continue son ascension.
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Ndlr : En réalité, il n’a jamais été lâché, tout simplement parce que le son CD est abominable. Il n’y a encore rien de mieux, accessible au grand public, que le vinyle, avec son son chaleureux, le protocole d’écoute précautionneux qui l’accompagne, le respect que la fragilité du support impose. Le CD est au vinyle ce que le chewing-gum Hollywood est au chocolat Lindt.Le son numérique ne peut techniquement pas égaler le son analogique, c’est juste impossible.Et ça pour une raison bien simple, c’est que si on écoute un enregistrement analogique, c’est l’enregistrement qui donne le son, du système de lecture et d’amplification ne dépend que la qualité. Alors que si on écoute un enregistrement numérique, il n’y a pas d’enregistrement sur le support, que des données, et c’est le « lecteur », qui interprète, il traduit les données, il ne reproduit donc pas le son enregistré, mais son imitation. Et il reste soumis aux mêmes contraintes qualitatives. La différence est là : un enregistrement analogique est une copie de l’original, alors qu’un enregistrement numérique est une imitation. Le son entendu d’un CD de Pink Floyd n’est pas plus du Pink Floyd que lorsque Laurent Gerra imite Léon Zitrone n’est Léon Zitrone. Alors que le son entendu d’un vinyle de Pink Floyd, sur le vinyle, C’EST Pink Floyd qui est enregistré. Le meilleur moyen de se rendre compte de la différence est de prendre une grande salle et de mettre un morceau bien dynamique sur CD et aller l’écouter au fond de la salle. Puis on fait de même avec le vinyle…et là la différence est flagrante. Le CD donne un espèce de son nasillard, alors que le vinyle, plus on s’éloigne, plus il devient sourd. Le son du vinyle est BEAUCOUP plus dynamique….Le risque étant (et c’est fréquent) que le son enregistré sur les nouveaux vinyles soit celui d’un enregistrement numérique…ça ne trompera pas une oreille avertie, c’est une arnaque, mais c’est légal et c’est très fréquent, les équipements audio pro étant généralement exclusivement Midi, le son analogique nécessitant un matériel plus lourd, plus complexe.Il faudrait imaginer une labellisation qui garantisse que le son de l’enregistrement soit bien analogique ce qui n’est certainement pas le cas de la jeune entreprise française citée dans l’article qui ne doit ni plus ni moins que produire de la merde, les enregistrements analogiques originaux étant devenus particulièrement rares, au point que certaines usines de pointe utilisent des vinyles d’époque pour fabriquer les matrices des vinyles d’aujourd’hui, elles « photocopient » le vinyle.Un disque vinyle à partir d’un enregistrement numérique, c’est comme un fauteuil en cuir reconstitué : ça sent le cuir, c’est doux comme du cuir, c’est vraiment du cuir d’animal…mais c’est quand même pas du cuir…