Après des mois d’interruption, les négociations autour de la régulation bancaire ont repris à Bâle, en Suisse. Et les banques tricolores font tout pour éviter de nouvelles règles pénalisantes.
[ Lire plus… ]
Ndlr : C’est une question purement culturelle. Traditionnellement les banques françaises sont plus protectionnistes de l’acheteur. Elles se montrent plus frileuse à prêter, il faut leur démontrer que l’on pourra payer sur le long terme, le prêt étant basé sur ce le revenu. Ailleurs, le prêt est garanti par le bien. Si vous ne payez pas… on vous le reprend, on le met aux enchères, si le crédit n’a pas été couvert, vous avez toujours le solde du crédit sur le dos, mais plus la maison. Les banques craignent qu’on ne leur impose le système libéral, tout en sachant que la justice française est plus empathique envers les victimes du crédit qu’ailleurs. Hors de question en Allemagne, en Suisse ou aux USA d’aller au tribunal parce que vous estimez que votre banque aurait pu faire un effort. En France, vous pouvez même aller à la commission de surendettement qui cherchera un moyen de préserver le capital en vous évitant la faillite, quitte à ce que la banque perde ses gains. Les deux modèles se défendent, le plus libéral donnant plus de chances d’accéder à la propriété. Le modèle français étant plus rassurant. Toujours, il leur est demandé plus que ce que les gens s’imaginent, contraintes d’un côté à augmenter leurs fonds propres, tout en devant réorienter le crédit vers l’économie réelle, moins rentable que la spéculation financière. On les accuse de tous les maux, il n’empêche que c’est un peu le grand nettoyage quand même.
