Les adolescents inaptes à discerner la désinformation

Les adolescents inaptes à discerner la désinformation

Une nouvelle recherche confirme —encore— que les adolescents sont très mal préparés à juger de la crédibilité d’une information en ligne. Selon les chercheurs de l’Université Stanford, qui ont soumis une série de six exercices à un peu plus de 3400 étudiants américains du secondaire (high school), c’est toutefois le système d’éducation, et non les étudiants, qui est à blâmer.
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Ndlr : Mais c’est comme ça désormais. Prenez Julian Assange, défendu massivement par la population, alors qu’il a espionné, manigancé, trahi et en plus c’est la thèse qui soutient que les accusations de viol ne visaient qu’à le faire tomber.

Les gens n’acceptent comme information que celle qui leur convient, la vérité n’a absolument aucune importance pour l’immense majorité. C’est la raison pour laquelle systématiquement les hoax se diffusent des milliers de fois plus vite que les vraies informations. Au point que les vraies informations sont noyées dans le flot et renduees parfaitement invisibles, en plus d’être décrédibilisées puisqu’elles ne représentent plus qu’une infime minorité de l’information.

Je dénonce cette situation depuis déjà plus de dix ans en affirmant qu’il faut tout simplement réguler internet en précisant que cette prétendue liberté menace la démocratie. Mais on me rétorque depuis tout ce temps que les gens sont capables de discernement. Ce qui est évidemment complètement faux. Et c’est dramatique, les conséquences sont déjà là, avec des gens comme Trump ou Bolsonaro au pouvoir par exemple. Mais aussi la défiance devenue systémique envers les médias ou les politiques.

Désormais, l’équation est politique = pourri, média = menteur, fake news = vérité alternative, propagateur de fake = lanceur d’alerte qu’il faut protéger, hoax = défense du citoyen contre le système !

Il faut imaginer à quel point la situation est désormais périlleuse. Les masses sont complètement connes, on le sait, elles se nourrissent de croyances, d’approximations, de biais cognitifs, réfléchir sort le plus grand nombre de sa zone de confort. Ca ne date pas d’hier, ça a toujours été le cas, mais jusque-là la désinformation se limitait à la sphère d’influence de son diffuseur.

Là il faut intervenir, par je ne sais quel moyen, il faudrait des organismes certificateurs de l’information, mais non contrôlés par des Etats, plutôt par des particuliers, des systèmes démocratiques de validation de l’information auxquels tout un chacun pourrait participer moyennant un questionnaire filtrant les capacités et mettant en exergue les faiblesses de chacun, par exemple. Et ce dans toutes les langues en utilisant une traduction simultanée, de sorte que la validité d’une information ne serait pas forcément vérifiée par sa population cible.

La vraie menace, c’est la bêtise populaire, c’est sur elle que se développent les mouvements comme la collapsologie, les antivaxx et consorts.