Emballement du crédit en Chine, montée du populisme, normalisation des politiques monétaires… Les experts de Deutsche Bank pointent de nombreux risques majeurs, susceptibles de provoquer une nouvelle crise.,
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Ndlr : De la part de l’établissement qui est le premier risque systémique de la planète, c’est pas mal. Aujourd’hui, tout est une bulle en raison de l’argent trop bon marché, ça c’est clair. Le rendement ne s’obtient plus tant par l’activité que par le crédit. Du coup on investit au lieu d’échanger et tous les marchés s’envolent. J’aime particulièrement ce passage : “En ayant continuellement recours à des stimuli pour contrer les crises et en empêchant la « destruction créatrice », on augmente la probabilité d’une prochaine crise, car on ne fait que transférer – tout en l’accentuant – le problème dans une autre partie du système financier mondial” Ca, c’est parfait, je pense. Et même pour ce qui est nouvellement crée, les Facebook, Airbnb, Uber et consorts, rappelons que pour la première fois de l’humanité, les valeurs dominantes du marché de l’innovation n’ont engendré pour ainsi dire AUCUN actif. Par le passé, la moindre industrie construisait des usines, produisait des biens matériels, consommait de la matière première. Là, ce sont quelques bureaux, avec quelques salariés qui tapotent des 1 et des 0 sur quelques ordinateurs et qui génèrent ainsi des milliers de milliards qui ne reposent que sur du vent. Jusqu’à présent, en cas de crise, l’industrie faisait faillite, les machines étaient revendues aux enchères, l’usine abandonnée, puis quelqu’un la rachetait, y recréait une activité et c’était reparti. Même les cités ouvrières ont été rachetées, rénovées, vendues. Ce qui était le symbole de la pauvreté au XIXème siècle est le symbole de la classe moyenne aujourd’hui. Là, avec ces nouvelles sociétés, rien, nada. Si il y a une crise, celles qui disparaissent détruisent avec elles les milliards de valeur générés sans rien laisser derrière elles, c’est de la destruction pure et intégrale. La nouvelle économie s’apprête à prendre sa place, elle va s’imposer d’elle-même une fois que celle-ci aura péri.
