Le nombre de cas signalés de rougeole a augmenté de 50 % dans le monde

L’an dernier, la rougeole a causé la mort d’environ 136 000 personnes dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé. [Lire plus…]

Ndlr : Les antivaxx ont leur part dans ce cruel constat, bien évidemment, mais la grosse part repose plutôt sur l’inaccessibilité du vaccin aux populations les plus pauvres. Produire du vaccin est quelque chose d’éminemment cher et complexe, très peu rentable. J’ai déjà expliqué plusieurs fois comme la production de vaccins phagocyte l’industrie pharmaceutique au point de générer des pénuries de médicaments, comme pour les diabétiques ou certains anti-cancéreux. L’OMS fait l’effort de rendre la santé de plus en plus accessible à de plus en plus de gens. On vaccine de plus en plus de monde sur de plus en plus de maladies et l’industrie du médicament investit massivement et travaille à flux tendu à plus de 130% de sa capacité maximale depuis plusieurs décennies. Il faut construire des unités de fabrication dans le monde entier, qui poussent comme des champignons. Des centaines sont prévues, mais outre le fait qu’elles ne verront pas le jour d’un claquement de doigts, il en faudrait en fait des milliers. Or il faut les compétences pour y travailler, ce qui signifie qu’il faut former la génération de chercheurs, dans des pays qui parfois viennent de très loin en matière de niveau culturel. On part de populations qui ne savent ni lire ni écrire, à peine parler, qui vivent encore à l’âge du fer pour certaines et on doit en faire des docteurs en immunologie, en chimie, en biologie, des médecins, des pharmaciens. C’est un travail titanesque et des investissements monstrueux, ces formations ont un vrai coût pour ces pays dont le PIB par habitant n’est souvent pas plus élevé qu’une semaine du salaire occidental moyen.

C’est d’une complexité énorme, que la mondialisation résout petit-à-petit, parce que contrairement à ce qui se dit dans les bouches populistes, dans le World Economic Forum, le G20, le G7, il se passe bel et bien des choses que lorsqu’on daigne ne pas refuser de les voir sont vraiment visibles et font reculer la misère, la maladie, la faim, graduellement, depuis plus de 25 ans. Des milliers de milliards sont investis chaque année dans la réorganisation du monde pour parvenir un jour à l’éradication de la misère. Et en attendant, ma foi, on meurt des maladies qu’on n’a pas encore traité dans les régions du monde où jusque-là en fait on en avait strictement rien à foutre. Et c’est parce qu’on s’y est intéressés qu’on s’inquiète pour elles.

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