Ils y croyaient encore. Jeudi soir, lors de la fermeture des bureaux de vote, les europhiles britanniques se sont couchés confiants en regardant le dernier sondage qui donnait le camp du « Brimain » (celui du maintien dans l’Union européenne) gagnant. Le réveil a dû être beaucoup plus dur. Le « Brexit» est finalement sorti vainqueur des urnes ce vendredi matin (51,9% des électeurs ont voté pour le « leave ») et le premier ministre David Cameron, qui avait utilisé cette promesse de référendum pour conquérir les voix eurosceptiques avant de faire campagne pour le « remain », vient d’annoncer sa démission.
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Ndlr : Globalement, je trouve l’article vraiment excellent. A court terme, disons 5 ans, je suis d’accord, mais à long terme, le risque est de voir la France ou l’Allemagne quitter l’UE et si ça ça se produisait, alors ce serait la fin de l’UE et la fin de la civilisation occidentale dominante. Pour en tirer avantage, il va falloir faire preuve d’une volonté à laquelle nos dirigeants ne nous ont pas particulièrement habitués. Les britanniques restent nos amis et pour les ménager ils ne vont pas prendre des mesures qui nous seront favorables si elles sont trop contraires aux intérêts des britanniques. Le but n’est pas de leur mettre un coup de bambou. Et il faut se rappeler que quoi qu’il advienne, les ecossais vont vouloir quitter le Royaume-Uni, ce qui sonnera donc sa fin, entraînant la fin du Commonwealth. Avec tout ce que ça comporte comme conséquences en termes d’influence mondiale. Dans les 5 ans à venir, à mon avis, c’est tout bon pour la France. Dans les 20 ans… En attendant, cette année, les exportations britanniques vont exploser, grâce à l’effondrement de la livre, profitant de l’effet de stock.
