Alfred partage deux fois par semaine tous ses bons plans : sorties curieuses, piège à filles, repas insolent, et c’est gratuit évidemment.
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Ndlr : Pas mal, ça décortique plutôt bien l’essence animale de l’Homme. L’expérience de Solomon Asch, je l’ai vécue en vrai. Sur scène, dix chaises alignées et un flipchart. L’orateur demande dix personnes de l’assistance pour venir le rejoindre, il les choisit parmi ceux qui lèvent le doigt et les installe chacun sur une chaise. …Il dessine un cercle sur le flipchart, grossièrement, mais c’est un cercle. Il demande à la première chaise ce qu’elle voit et elle répond : « un carré » ! …La seconde, la troisième, la quatrième, la cinquième.. A la première, il y a des rires dans la salle. A la seconde, on ressent une certaine stupeur, il y des petites exclamations. Dès la troisième, plus un bruit, tout le monde attend la dixième chaise, qui répond immanquablement : « un carré ». En réalité, le gars a simplement approché neuf personnes avant la conférence en leur demandant de lever le doigt au moment de l’invitation, la dixième étant sélectionnée au hasard. Il a invité d’abord les neuf personnes prévues, installées à la suite sur les chaises et la dixième, choisie au hasard, en dernier. La dixième personne a reconnu que son cerveau lui ORDONNAIT de répondre « un cercle »… mais elle n’a pas pu ! C’est consternant, mais c’est ainsi, elle n’avait pas le droit de le faire, sa conformité sociale lui avait retiré purement et simplement son libre arbitre. Moi, à titre personnel, j’aurais répondu « un cercle ». Une possibilité prévue par l’orateur, qui l’a expliquée et ce qui se serait produit, c’est que la salle aurait éclaté de rire, se moquant de moi, de ma bêtise. Ces neuf personnes ont non seulement contraint la dixième personne à répondre comme elles, mais aussi toute la salle. Et tout individu répondant autrement est ostracisé. Du coup, comme je conserve mon libre arbitre en toute circonstance… eh bien voilà toute l’histoire de ma vie, faite d’ostracisme sociétal. Des fois, j’aimerais quand même bien être conforme, mais je ne peux pas, je me dis qu’il faut quand même être con pour exprimer l’avis des autres. D’autant que ça explique pourquoi la démocratie ne peut pas marcher, pourquoi les individus ne sont pas capables de prendre une décision : parce qu’ils ne votent pas en fonction de leurs idées, mais de celles qu’ils sont obligés d’adopter en raison de leur appartenance sociale. Les individus les plus forts, tirant leur épingle du jeu, étant ceux qui parviennent à faire croire à leur conformisme, tout en étant capables de discernement et ainsi d’imposer leurs vues, donc leurs intérêts personnels (les politiciens, Etienne Chouard, Pierre Rabhi, Marine Lepen, Alain Soral, Asselineau, les gourous, etc…etc… ).
