Arnaques, trafics, blanchiments d’argent, le Bitcoin est souvent considéré comme la monnaie des cybercriminels. Mais dans les faits, qu’en est-il exactement ?
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Ndlr : Je pense que les monnaies virtuelles sont l’avenir, mais pas le Bitcoin. Je l’ai mis là parce que ça me semblait l’endroit le plus pertinent en tant que déviance de la nouvelle économie. …Mais si j’avais eu un topic dédié à la cybercriminalité, c’est là que je l’aurais mis. Le Bitcoin est clairement la monnaie du crime. On achète des armes, de la drogue, on finance la pédophilie, on encaisse les rançons, avec. Bien sûr, avec de l’argent « normal » aussi, mais avec le Bitcoin, c’est sans aucun contrôle. Et il est encore plus compromettant pour l’économie que par exemple le Sel. Le Sel, passé un certain seuil de tolérance, ça devient du travail au black. Quelqu’un qui refait la toiture de quelqu’un d’autre et se fait réparer ses portes par un menuisier à la retraite en échange, c’est un moyen de contourner le système légal. Mais avec le Bitcoin, on va plus loin. On paie au black en Bitcoin quelqu’un et cette personne pourra les utiliser comme un compte Paypal, mais non déclaré, pour s’acheter de la drogue ou une arme. Et ça sans compter l’élitisme de cette monnaie qui rapporte des millions au 1% de plus riches qui possèdent 70% de la masse totale et les pertes que des petits ont eu à assumer, en raison de sa volatilité. Loin d’être le « remède au capitalisme », le Bitcoin est la représentation la plus exacte de ce que le capitalisme a de plus immonde et de plus décrié. Ses thuriféraires le portent aux nues, en mettant en exergue que n’étant pas contrôlé par les banques centrales il gêne « les capitalistes »…c’est juste de l’aveuglement stupide. Et ce n’est pas en trafiquant au black des activités criminelles qu’on va financer le développement sociétal dont tout le monde profite. Et il ne faut pas sous-estimer la part d’activités criminelles dans le Bitcoin, elles sont très largement majoritaires. Dans les faits, l’utilisation du Bitcoin est extrêmement rare et difficile. Et son utilisation en tant que simple « moyen de paiement alternatif à sa carte bancaire » est infinitésimalement minoritaire eu égard au volume total d’échanges.
