La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement

La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement

Selon le président de l’IPBES, qui s’est réunie à Paris jusqu’au 4 mai 2019, « notre destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre bien-être au moins autant que les changements climatiques induits par l’Homme ». [Lire plus…]

Ndlr :

C’est juste une régulation de la population humaine prévue par la nature. On l’a toujours dit que si l’humanité n’était pas capable de se limiter dans sa reproduction, la nature, elle, ne lui demanderait pas son avis et que sa réaction serait beaucoup plus agressive. Et il y en a des tas qui se lèvent, comme le fait qu’on étouffe avec la pollution, que notre environnement est empoisonné, que les tensions interthniques éclatent partout, les populations deviennent de plus en plus jalouses les unes des autres et aussi que désormais les bactéries deviennent capables d’éliminer une frange considérable de la population, notre environnement devient moins viable. Mais il ne menace pas pour autant l’humanité, juste le surplus, jusqu’au rééquilibrage.

La Terre peut porter confortablement 4 milliards d’individus, du moment qu’il faut s’organiser pour se serrer pour pouvoir être plus nombreux, c’est un symptôme que l’équilibre est rompu. Le fait « d’être capable de nourrir/soigner/loger/etc…  » x milliards d’individus ne signifie pas que la Terre peut en porter plus, mais juste que la population humaine est capable de supporter un stress. Ca n’implique pas qu’elle soit capable de le faire supporter par la nature dont les conséquences montent en pression jusqu’au jour où l’humain n’a plus la capacité de compenser le déséquilibre.

Ainsi, le réchauffement climatique est un rééquilibrage naturel, tout comme la résistance aux antibiotiques ou la pollution. C’est juste que l’humain n’a pas la capacité d’appréhender la nature dans toute sa complexité, puisqu’en étant lui-même issu, il ne peut que percevoir que ce qui le concerne directement. La preuve, il est tellement limité que pour expliquer la nature il s’est inventé des tas de dieux au fil de son Histoire, se croyant si parfait que seul un/des dieu(x) pouvaient l’avoir crée. Et c’est cette incompréhension et cette vanité qui l’ont fait s’imaginer qu’il pouvait se multiplier tant qu’il est capable de s’organiser au mépris de son environnement. Au point qu’il a dû réduire la biodiversité pour lui faire de la place, biodiversité dont il dépend directement.

L’humanité est en train d’avoir la réponse quand à savoir si nous sommes surpeuplés. Ainsi, l’antibiorésistance, la pollution et le réchauffement climatique ne menacent pas l’humanité, bien au contraire, ça vise à la stabiliser, la pérenniser, parce que ça ne détruira qu’une partie de l’humanité, avec l’avantage que face à la maladie la fortune ne peut pas grand-chose. La civilisation a permis que les faibles mais riches puissent survivre alors que les forts mais pauvres meurent. Mais la nature, elle, ne fait pas la différence, face à la maladie, le cancer ou les bactéries, la fortune ne peut rien, les forts survivent et les faibles meurent. Et donc la nature s’apprête à assainir l’humanité, équitablement.

Si nous ne voulons pas que ça se produise, nous savons ce que nous avons à faire, nous devons arrêter de considérer la nature comme nous appartenant, comme étant à notre service. Accepter l’idée que nous ne sommes pas supérieurs, que nous en faisons partie et donc changer de mode de pensée vis-à-vis des animaux, qui ne sont pas « du stock sur pied ». La viande du grossiste n’est pas du « minerai ». Les productions agricoles ne sont pas des « marchandises », que l’on peut laisser pourrir dans des cales pour faire monter les cours. L’environnement n ‘est pas un dépotoir à qui l’on peut confier nos déchets.

L’humanité peut être nombreuse, mais à condition de se considérer comme partie intégrante de la nature et non pas de chercher des subterfuges pour se faire croire en s’imaginant lui faire croire qu’elle est au-dessus. On peut avoir une industrie, puissante, avec de la croissance, mais écologique. On peut avoir une nourriture suffisamment abondante, mais à condition qu’elle soit saine et respectueuse de l’environnement, même la viande. On peut consommer librement ce qu’on veut, à condition que les résidus soient réutilisés et non pas balancés dans la nature, que tous les extrants de la civilisation soient traités, proprement. Si un extrant ne peut être traité, pour une raison ou une autre, il faut soit adapter, soit abandonner l’intrant correspondant. Chaque intrant doit être pensé en futur extrant.

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