La croissance allemande repart de plus belle

Contrairement au reste de la zone euro, le PIB de la première puissance économique d’Europe a accéléré au printemps. Et l’ampleur de ce rebond a dépassé toutes les prévisions. [Lire plus…]

Ndlr : Traditionnellement, depuis Schröder, l’Allemagne a organisé son économie pour capter la croissance de ses partenaires. Ainsi, l’Europe n’a pas de croissance parce qu’elle se trouve en Allemagne. Mais c’est une bonne nouvelle quand même, parce que grâce à l’UE, la croissance des uns profite aux autres et ainsi l’Allemagne aura bientôt les moyens d’entamer sa transition industrielle, comme la France le fait depuis 30 ans. Ce qui est quand même mieux que de faire une énième fois faillite ou encore une nouvelle guerre.

Mais avant d’entamer cette nouvelle étape, il faudra qu’elle corrige la misère issue de ces 15 ans d’une austérité délirante. Et ça, à mon avis,il faudra encore vingt ans. Le temps que le pays réalise sa transition industrielle, que flux financiers se réorientent vers la décarbonation de l’économie, qu’ils produisent leurs fruits, que le réchauffement climatique s’inverse. Mais ça n’empêchera peut-être pas un petit relèvement des minimas sociaux, une petite amélioration des retraites, des conditions de chômage,etc… entretemps.

Quoi qu’en disent les anti-UE, l’Europe avance et c’est grâce à l’Europe que l’Allemagne en est là aujourd’hui. Elle était virtuellement en faillite il y a encore 3 ans malgré ses excédents budgétaires, mais grâce à l’UE elle a pu grapiller de la croissance chez ses partenaires et ainsi se désendetter,

Je reste farouchement opposé au principe d’austérité, mais avec le recul on peut se demander s’il existait une autre possibilité pour l’Allemagne à l’époque ? Schröder avait peut-être raison, peut-être qu’il connaissait bien son pays, fraîchement réunifié, ce que l’Allemagne était parvenue à faire à grand peine grâce à l’avantage qui lui avait été consenti sur l’Euro, ce qui revenait à ce que tous les partenaires de la zone « cotisent » pour l’avenir.