La contrefaçon des produits AOP et IGP coûte 2,3 milliards d’euros par an aux Européens

La contrefaçon des produits AOP et IGP coûte 2,3 milliards d’euros par an aux Européens

En France, où sont vendus 32% de tous les produits avec indicatio
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Ndlr : Ce n’est pas le cas. Les clients de cette contrefaçon n’achèteraient pas forcément le vrai si elle n’existait pas, d’autant qu’alors la production authentique ne suffirait plus à satisfaire le marché.  En revanche, ça permet d’écouler des productions à un prix bien plus élevé que si elles étaient vendues pour ce qu’elles sont. La contrefaçon rapporte donc massivement.  Il se vend annuellement 13 fois plus de Mouton-Cadet qu’il ne s’en produit. Des bouteilles de petit vin, pas forcément mauvais, qui valent des clopinettes, mais sont vendues au prix du Mouton-Cadet grâce à une simple étiquette. Sans cette contrefaçon, le Mouton Cadet serait plus confidentiel et les vins utilisés pour la contrefaçon reviendraient sur le marché à leur prix. Le bilan est facile à comprendre.  De plus, sans les contrefaçons, qui sont finalement la rançon du succès, ça fait que ceux qui les achètent adoptent un marché, ils défendent une IGP ou une AOC, en agissant contre la contrefaçon, on prend le risque de laisser de la place à de nouveaux marchés et de nouvelles IGP/AOC, ailleurs sur le monde, vont pouvoir s’engouffrer dans la brèche pour nous concurrencer.   La contrefaçon est un moyen d’appropriation et de protection du marché par sa réservation. Ce que la production authentique ne permet pas de couvrir, la contrefaçon le couvre et ainsi c’est du marché perdu pour les concurrents qui ne peuvent y trouver leur place.

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