« Il n’y aura pas d’effondrement global mais des effondrements sociaux et localisés »

« Il n’y aura pas d’effondrement global mais des effondrements sociaux et localisés »

Cinquante ans après sa publication, le rapport Meadows sur les limites à la croissance démontre chaque jour son actualité. Entretien avec l’un de ses co-auteurs, Jørgen Randers, aujourd’hui âgé de 76 ans. [Lire plus…]

Ndlr : Ce personnage, co-auteur du Rapport de Rome, dit explicitement que Donnella Meadows avait tort, ce que je dis et répète inlassablement depuis tant d’années.

« dans la mesure où nous vivons sur une planète aux ressources finies, »

Ca, c’est le biais cognitif dont il faut s’extraire, parce que c’est tout simplement FAUX. Non, nous ne vivons pas sur une planète aux ressources finies. Non seulement les ressources ne sont pas finies, mais nous en aurons exponentiellement de plus en plus dans l’avenir. Ce sont les ressources que nous avons exploitées au 20e siècle qui sont épuisables, et ce en raison de la manière dont on les a exploitées. Mais la transition écologique consiste précisément à aller vers le 21e siècle.

« Nous ne pourrons pas faire croître éternellement ni la population, ni l’usage des ressources naturelles, ni les émissions de CO2, ni l’exploitation des terres. Notre empreinte globale doit être réduite. »

Ca c’est bien le cas, l’économie du 21e siècle devra trouver sa croissance sur la substitution des ressources naturelles (par le recyclage, la synthèse, l’exploitation spatiale, etc.), la baisse des émissions de CO2 (grâce à l’industrie du carbone qui devra remplacer celle du pétrole), et la restauration de l’environnement et donc la limitation de l’empreinte agricole (par la fin de l’élevage industriel, la protéine synthétique, l’amélioration des méthodes de culture, etc.).

« le PIB peut donc croître tant que ces deux courbes restent découplées. »

Et ça, c’est carrément intelligent. La croissance est par définition infinie, ce n’est que de la valeur. Et donc la croissance ne dépend QUE de ce que la société valorise.