Fermeture de l’usine d’hydroliennes à Cherbourg : Macron, « le responsable final »

Naval Energies, qui a annoncé un manque de soutien public, est la filiale de la société Naval Group, détenue à 60 % par l’État. Le président de la Région Normandie, Hervé Morin, se dit « terriblement déçu » de ce revirement de situation. [Lire plus…]

Ndlr : je suis assez circonspect. A analyser de près, j’ai plutôt l’impression que c’est une industrie lourde qui cherche à tordre le bras du gouvernement.

Déjà, selon moi l’Etat ne devrait rien à voir avec les ENR. La transition énergétique doit être privée. Si Naval Group était sincère, ils trouveraient les financements.

Là, ils cherchent les subventions, ce qui apporte de jolis dividendes. Forcément, ça entre en conflit avec la politique de Macron qui cherche l’équilibre budgétaire.

Pour moi on a juste là la preuve que la transition énergétique est affaire d’une industrie qui n’existe pas encore, alors que Naval Group est une résurgence d’une industrie obsolète du 20ème siècle trouvant sa source dans les siècles précédents.

A noter que c’est également la conséquence de la libéralisation des entreprises d’un Etat devenu cupide qui a pompé massivement des dividendes pour se financer. Il a pompé des milliards dans des entreprises comme Naval Group (ou EDF, Areva, etc…) qui sont du coup ruinées, sans cash flow. Et là, pour le coup, Macron n’a rien à voir là-dedans, lui qui a fait le contraire.

Le fait est que c’est bel et bien une industrie au potentiel considérable à dix ans. Mais si c’est avec des fonds publics, ce n’est pas la peine. Que Naval Group vende sa technologie et son usine à des investisseurs financiers, voilà tout. Mais ce n’est en tout cas pas la disparition de Naval Group qui menacerait la transition énergétique. Bien au contraire, c’est en faisant disparaître ces vieux machins archaïques qui vivent du nucléaire qu’on pourra la faire.

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