Emmanuel Macron a raison : il faut défendre la démocratie fae aux fausse
[ Lire plus… ]
Ndlr : « ces moyens relèvent des services de renseignement, du contre-espionnage et de tout ce qui touche à la guerre cybernétique. Voilà ce qui doit être renforcé massivement, plutôt que l’arsenal législatif. » Pas d’accord, c’est précisément ce qu’il ne faut pas ! De penser qu’il faut maîtriser l’information en fonction de sa nuisance à la Nation, c’est non seulement du nationalisme, mais en plus une vision très courte de l’incidence de la publicité sur internet. En agissant en triant l’information en fonction de l’intérêt national, non seulement on rend l’Etat totalitaire, mais en plus on permet aux ressortissants d’autres Etats de publier chez nous ce qui n’est pas inoffensif chez eux. Et si eux font la même chose, alors ceux qui veulent nous nuire publieront ailleurs ce qui nous nuit, se soustrayant à l’effort de l’Etat. Non, la lutte doit être globale, mondiale… et DEMOCRATIQUE ! Il ne faut SURTOUT PAS que le contrôle des fake news relève du contrôle de l’Etat. IL FAUT QUE CE SOIT LA LOI ET SEULEMENT LA LOI qui permette de les maîtriser, pour que ce soit démocratiquement qu’elles soient dénoncées. L’Etat ne doit intervenir que lorsque le réseau social ne réagit pas, pour sanctionner. Il ne doit surtout pas se substituer au peuple. Si on me met un bouton « fake », je vais déjà cliquer dessus, ne vous en faites pas. Il y a déjà belle lurette que je signale les articles mensongers, pour ma part. La meilleure proposition vient de Facebook qui lorsqu’une info est manifestement fausse, vérifiée par un groupe constitué d’internautes de solide réputation, de modérateurs et de journalistes, elle est affichée comme potentiellement fausse avec le contre-exemple qui va bien. D’effacer purement et simplement la news donne raison aux complotistes : pourquoi on l’efface ? … Sinon parce qu’on ne veut pas qu’on la lise parce qu’elle gêne ? C’est clair et évident comme de l’eau de roche. Et la meilleure est que ça n’apporte aucun élément didactique, puisque alors le lecteur sensible au contenu de la news en question n’est pas confronté à la réalité pour faire son choix.
