En 5 ans, le prix du timbre rouge aura augmenté de 42%

En 5 ans, le prix du timbre rouge aura augmenté de 42%

Les tarifs postaux vont encore augmenter de 3,1% en moyenne au 1er janvier 2017 sur fond de baisse des volumes du courrier. La lettre prioritaire passera de 80 à 85 centimes. Le timbre rouge ne coûtait que 60 centimes en juillet 2011.
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Ndlr : Ce qui fait qu’il est toujours au bas mot 40% moins cher qu’en 1950, alors même qu’on n’envoie pratiquement plus de courrier. Et ce alors que la Poste reste de loin le service qui marche le mieux entre tous.  Nous bénéficions de la baisse des coûts du courrier grâce aux emails, une baisse des coûts assumée par la Poste qui fait également face à une ouverture à la concurrence, en particulier sur le secteur colis, une double perte de marché.  La Poste est un service public, nous en avons besoin et le bureau de Poste est un lien avec l’administration pour beaucoup de monde. La fermeture des bureaux est une catastrophe en rural, mais inéluctable si elle n’a pas les moyens de les maintenir, pour moi son timbre est tout bonnement trop bon marché.   Si les choses étaient normales, considérant la perte de marché qu’elle subit, le timbre devrait être beaucoup plus cher aujourd’hui que par le passé. Je préfère largement ça que de voir des bureaux de Poste fermer après des réductions d’horaires de plus en plus drastiques au fur et à mesure des compensations de pertes.   Le courrier ne représente plus qu’une part négligeable du budget des ménages, tendant même vers zéro pour la plupart, le prix du timbre n’a donc rien de gênant. S’il était au même prix qu’en 1950 rapporté au pouvoir d’achat, il serait à 1€10. Et à cette époque l’email n’existait pas, on faisait tout par courrier, du coup le courrier était un véritable budget pour les ménages.   C’est au cours des années 70, avec la démocratisation du téléphone, que le prix du timbre a baissé, parce qu’à l’époque, la Poste tirait son revenu du téléphone, alors qu’elle était encore « PTT ». Un jour les deux entités ont été séparées en « La Poste » et « France Telecom » et le secteur courrier a alors dû se débrouiller seul, mais avec un effondrement de ses moyens.

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