Dans « Les inégalités économiques et leurs croyances » (édition
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Ndlr : Je pense que Charbonnat commet tout-de-même quelques erreurs, sur l’utilité des individus. Pour reprendre sa parabole, si la société se passe de caissières de supermarché, eh bien on enregistre nos courses nous-mêmes (ou automatiquement avec un système de lecture RFID). Si elle se passe de chirurgiens, les individus qui la composent meurent. On ne peut donc pas dire que l’utilité de l’un et de l’autre ne soit pareille et la responsabilité non plus. Cela dit, son propos est aussi vrai pour les hollandais que les sarkozystes, la gauche et la droite, tous recherchent la réduction des inégalités, mais par la contrainte, la faisant reposer sur l’employeur pour les uns, l’empêchant de créer de la richesse qui servirait à réduire l’inégalité, la faisant reposer sur le salarié pour les autres en partant du principe qu’il faut produire pour avoir de la richesse, mais en creusant l’inégalité, ils empêchent cette création de richesse. Or toute contrainte engendre une résistance, néfaste, volontaire dans ce cas en sus de la résistance économique naturelle ! C’est pour cette raison que je dis toujours que la richesse ne se partage pas, elle se crée, désenrichir les riches c’est de la jalousie, enrichir les pauvres, c’est de la politique.
