Économie. Paiement sans cash : le risque d’une société à deux vitesses

Économie. Paiement sans cash : le risque d’une société à deux vitesses

De la Suède à l’Inde, la transition vers le tout-numérique est en marche. Mais quand il n’y aura plus de cash, qu’adviendra-t-il des populations les plus pauvres dépourvues de compte bancaire ?
[ Lire plus… ]

Ndlr : Ca n’arrivera jamais. Non seulement le cash ne disparaîtra jamais, au plus le cash en euros, mais alors il y aura d’autres monnaies en circulation, mais personne ne se retrouvera plus sans compte en banque.   Aujourd’hui déjà il existe un certain nombre de sociétés proposant l’ouverture de comptes même aux interdits bancaires. Au plus est-ce la fin du découvert autorisé et du débit différé pour ces populations, ce qui ne sera pas forcément plus mal, même si un peu douloureux au début.   On peut même avoir des cartes de paiement que l’on achète chez le buraliste, rechargeables, par virement ou par cash, sans compte en banque. Et pour faire un don au musicien de rue, il suffira qu’il mette sa carte de paiement rechargeable bien en vue à la place de la sébille et pour lui faire un don, on indique le montant sur notre smartphone, on l’approche de la carte… et le montant est versé sur sa carte, point barre.   C’est moins pratique, je l’accorde volontiers, mais ça deviendra automatique, pas plus compliqué que de sortir son porte-monnaie, extraire une pièce ou deux, le ranger. Le smartphone, on l’a toujorus à portée de la main. On le déverrouille, on clique le porte-monnaie électronique, on sélectionne un des trois montants pré-programmés pour cela, on valide, on l’approche, terminé, le smartphone se reverrouille.   La question ne se pose donc pas. Il n’y aura pas de société à deux vitesses, pas de population n’ayant plus accès aux paiements et privées de comptes. En vérité, la disparition du cash est une bénédiction à plus d’un titre.   Non seulement les grands trafics ne seront plus possibles, puisque chaque transaction sera obligatoirement documentée, terminé de faire transiter des masses de cash dans un coffre sur son yacht ou son jet privé pour aller le déposer dans une banque aux Bahamas. Mais aussi le trafiquant divers, du dealer de came au trafiquant d’armes, il devra se faire payer autrement.   …Mais aussi et c’est sans doute le plus important, ça mettra fin à la pyramide du crédit que dénonçait Maurice Allais en disant que « les banques créent l’argent à partir de rien ». Puisque chaque unité de compte émise (puisqu’alors nous parlerons plus en terme de « valeur unitaire » que de monnaie) sera parfaitement documentée et donc tracée, par un certificat d’authentification (par un système de blockchain). Une unité « monétaire » de crédit émise ne pourra plus servir de réserve obligatoire à l’émission d’un nouveau crédit, ni de monnaie pivot, comme dans le cas de la « Double pyramide du crédit » que dénonçait cette fois Jacques Rueff, puisqu’il sera clairement établi que cette unité émise n’a pas circulé et que les émissions monétaires seront internationales, voir mondiales, en temps réel.   C’est la fin de ce que la rumeur internet nomme « la fausse monnaie ».

Short link : https://lmc.today/e49i