La modification des rayonnements solaires est une piste de plus en plus sérieusement envisagée par l’Union européenne. Or, cette solution radicale n’est pas sans conséquence. [Lire plus…]
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Ndlr : Tout dépend de quelle géo-ingénierie on parle, toutes n’ont pas les mêmes conséquences. S’il s’agit de produire des nuages au-dessus de l’océan pour augmenter la réverbération, ça n’a pas la même incidence que si on balance des poussières en haute atmosphère ou même des roches dans l’espace pour « mettre la Terre à l’ombre ».
Certaines géo-ingénieries sont plus localisées, par exemple, créer un bouclier dans l’espace qui mettrait une zone de la Terre à l’ombre, la refroidissant. Si on met quelques dizaines de milliers de km² de Sahara et Sahel à l’ombre, ça ne peut être qu’un avantage.
Le problème se pose lorsqu’on utilise des produits chimiques ou que l’on abaisse globalement le niveau d’ensoleillement. Parce que, du coup, ça a des conséquences sur la photosynthèse et sur la production d’énergie solaire. 5 % de soleil en moins qui atteint la Terre… c’est 5 % de surface de panneaux solaires en plus.
Mais il ne faut pas rejeter les possibles par principe. Une ombrelle dans l’espace qui mettrait à l’ombre une zone de la Terre par convention internationale, ça ferait toujours ça de pris. Imaginez mettre l’Arabie et les Emirats à l’ombre. Ils pourraient produire de l’énergie plus loin, ce qui contribuerait au développement économique de leurs voisins moins favorisés. Et dans leurs pays ils auraient moins besoin de climatisations, moins de sécheresse, ils pourraient mieux cultiver… le gain serait mirobolant.
La Terre va connaître dans les prochains temps une zone inhabitable au niveau de l’équateur, une bande plus ou moins large selon le niveau de réchauffement. Si on la met à l’ombre, on perdra sa capacité à produire de l’énergie solaire, mais on peut en revanche la rendre habitable et même confortable. Et on produit l’énergie pour l’alimenter juste un peu plus haut et un peu plus bas. Sans compter que ça ne compromet pas l’éolien ou les énergies marines.
