Dette publique : faut-il envisager le défaut ?

Dette publique : faut-il envisager le défaut ?

L’idée de Benoît Hamon d’un défaut partiel sur la dette a déclenché un
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Ndlr : Le défaut ne pourrait être que très partiel, si la part de défaut est trop grande, par systémique c’est l’économie mondiale qui flanche. Et là, la France ne sera pas bien vue. Et un défaut très partiel nous coûterait autrement plus cher rien qu’avec la perte de confiance des marchés que l’économie réalisée. Enfin, rien ne justifie le défaut, la France est loin d’être surendettée. Ce qu’il faut, c’est retrouver une croissance, c’est tout.  Si les économies avancées connaissent cet endettement, c’est en raison de leur refus de s’inscrire dans la troisième révolution industrielle nous mettant en situation de déflation continue. Et à chaque fois que quelqu’un appelle à une « réforme » pour « générer de l’emploi », c’est une nouvelle augmentation de cette déflation et donc de la dette en plus. La solution est toute simple : il suffit d’inscrire l’économie dans le XXIème siècle, C’EST TOUT !   On notera d’ailleurs que l’Allemagne, quelle que soit l’origine de sa croissance, en exportant son chômage chez ses partenaires via son comportement monétaire hégémonique, avec sa petite croissance, amortit à la vitesse Grand V sa dette grâce à son excédent primaire. L’Allemagne a certes fait reposer la crise sur les salariés, avec le plan Schröder, mais sans pour autant entrer dans une spirale déflationniste, comme le connaît la France où le revenu médian est très en-dessous de ce qu’il devrait être.  L’Allemagne, elle, a baissé les salaires, mais seulement d’une frange de la population, la plus pauvre, pour la donner aux plus favorisées. Partant du principe que si vous gagnez 1100€ par mois, vous ne pourrez de toute façon pas acheter une voiture neuve, autant que vous ne gagniez que 800€, alors que si celui qui gagne 2200€ par mois en gagne 2500€, il pourra s’acheter une voiture neuve à 35’000€ au lieu d’une voiture à 25’000€. De fait, le revenu médian à continuer de monter malgré la paupérisation grandissante, le coefficient Gini n’a pas beaucoup varié parce que la classe moyenne a été favorisée. Seuls les premiers déciles ont été impactés et le système a permis d’avoir un plus gros PIB par une meilleure exploitation du marché intérieur, ce qui a impulsé fortement les constructeurs automobiles qui ont alors progressé en volumes et donc en exportations, générant l’excédent primaire.   C’est juste qu’une petite partie de la population, environ 12%, souffre vraiment beaucoup, pour la plus grande satisfaction des 88% restant. Mais il ressort de tout ceci qu’avec sa petite croissance, l’Allemagne amortit sa dette. La démonstration est double :   1) Comme écrit dans l’article, une baisse généralisée des salaires ne fait qu’entraîner une spirale déflationniste et malgré la prétendue hausse de compétitivité la dette augmente.   2) Sans spirale déflationniste, il n’y a pas besoin de beaucoup de croissance pour se désendetter.  …Et pour récupérer de la croissance, c’est très facile.

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