Au bord de la banqueroute en 2011, le Portugal s’est infligé une cure de rigueur drastique et de vraies réformes de structure. Grâce à quoi, il a retrouvé sa compétitivité, assaini ses finances publiques,
[ Lire plus… ]
Ndlr : En réalité, nous pourrions avoir le double de croissance en abandonnant l’emploi au profit de la transition sociétale vers l’économie du XXIème siècle. Nous pourrions même avoir une nouvelle période de Trente glorieuses qui nous amènerait en 2070. Mais, SURTOUT, pour en revenir au Portugal, le pays a dépénalisé les drogues, TOUTES les drogues. De sorte qu’il a pu récupérer la ressource policière consacrée à l’inutile combat contre le trafic au lieu de remplacer les départs en retraite ce qui lui a permis d’avoir moins d’effectifs pour plus d’efficacité. Mais aussi la fin du trafic a réduit la consommation de drogues et donc amélioré la santé, ce qui a engendré de considérables économies pour la sécurité sociale. C’est aussi moins de centres de désintox, donc encore des coûts en moins… Finalement, tout le reste n’est qu’accessoire, parce que ça n’aurait rien apporté sans cette mesure essentielle. C’est difficilement chiffrable, mais la lutte contre le trafic de drogue coûte bon an mal an 1 milliard. Les coûts en matière de santé s’élèvent à 700 millions à 1 milliard, il y a au moins 500 millions à économiser. Les taxes sur le marché de la dépénalisation représenteraient 1 milliard, la récupération d’un certain nombre de junkies comme actifs, soit en emploi ou, plus fréquemment en bénévoles associatifs dans le culturel ou l’humanitaire, au bas mot 500 millions. Soit un chiffre total, fourchette basse, de 3 milliards de boni, en plus d’avoir une société plus saine que l’actuelle. Cesser de traquer les trafiquants revient à faire s’effondrer les prix et l’économie souterraine autour de ce marché n’a plus lieu d’être, il ne sert plus à rien de terroriser les immeubles; Terminé les planques imposées aux habitants, les entrées d’immeubles occupées, les gamins qui servent de guetteurs, les agressions de petites vieilles pour leur piquer leur sac pour la dose du jour.
