Croissance zone euro : l’Espagne, l’Italie et la France s’en tirent beaucoup mieux que l’Allemagne

Croissance zone euro : l’Espagne, l’Italie et la France s’en tirent beaucoup mieux que l’Allemagne

Malgré une inflation galopante, la croissance s’est accélérée dans la zone euro au second trimestre, à 0,7%, lui évitant de tomber en récession. Néanmoins, première économie de la zone euro, l’Allemagne affiche l’une des plus piètres performances. Tandis que la France, comme l’Espagne ou l’Italie voient leur croissance repartir à la hausse après un repli au premier trimestre, notamment grâce au tourisme. [Lire plus…]

Ndlr : Mais ça a toujours été le cas. L’Allemagne a toujours été le maillon faible de l’UE, dont tous les membres se sont préoccupés et soutenus à bout de bras pour lui éviter la faillite. L’Allemagne a l’économie la plus fragile et la plus risquée et malgré qu’elle se soit appropriée la croissance de ses partenaires de l’UE durant des années, elle n’a jamais fait aussi bien que la France sur le long terme. Durant la mandature de Hollande, elle a même connu deux trimestres en récession.

L’Allemagne a une économie reposant sur une industrie archaïque, c’est littéralement la France de 1980, avec des fonderies, des mines de charbon, etc… et comme elle a du absorber la Réunification, même soutenue par ses partenaires de la ZE qui l’ont favorisée de deux dixièmes à la conversion du mark en euro, elle n’a pas eu les moyens de se désindustrialiser. Sa structure économique n’est pas sociétalement suffisamment développée pour lui permettre de déployer son secteur tertiaire au niveau.

L’Allemagne, c’est 80 ans de lutte des pays occidentaux pour lui éviter une nouvelle faillite, pour nous épargner la guerre et parvenir à établir la paix en Europe et c’est loin d’être terminé. Contrairement à la France où la solution est de mettre fin à l’emploi comme pilier de la distribution de la création de richesse pour nous extraire de la morosité, une grosse part de l’économie de l’Allemagne est encore littéralement en voie de développement. Une part minoritaire, mais qui représente des centaines de milliards de PIB.