Crédit immobilier : pourquoi le système français est menacé

Crédit immobilier : pourquoi le système français est menacé

Le Comité de Bâle, le gendarme du secteur bancaire, veut imposer en France le modèle très contesté de prêts immobiliers à l’anglo-saxonne, qui a cond
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Ndlr : Un article un peu populiste en tous cas sur deux points :   1) Ce n’est pas le crédit mortgage qui est à l’origine des subprimes, mais sa titrisation. De mettre ça sur le dos des emprunteurs est non seulement injuste, mais erroné. En réalité, une infime fraction s’est retrouvée dans l’impossibilité de payer. Et c’est la finance qui est à l’origine du blocage et non pas le contraire. C’était d’ailleurs une escroquerie de très grande ampleur, portant sur 200 milliards, parfaitement organisée : http://lemondeenchantier.com/blog/faillite-de-lehman-brothers-une-arnaque/ ;  2) Il est facile pour les français de prétendre avoir un si faible taux de défaut… ils ne prêtent pas ! En France, d’obtenir un crédit immobilier pour un primo-accédant relève du parcours du combattant et les conditions d’accès sont si drastiques que le taux de jeunes propriétaires y est autrement plus faible qu’aux Etats-Unis ou en Angleterre. Si les banquiers faisaient leur devoir, l’immobilier français serait moins sinistré et nous aurions bien plus de jeunes propriétaires, le secteur serait économiquement beaucoup plus porteur.   Le système français est plus protecteur, mais, du coup, moins générateur de richesse et beaucoup plus contraignant pour les emprunteurs et ce de manière injustifiable. Dans le système qualifié « d’anglo-saxon » (alors qu’il a cours partout), l’emprunteur est vu comme un contributeur à la création de richesse nationale. S’il se plante, c’est son problème, mais la valeur du bien vient grossir la richesse nationale. Dans le système français, on individualise la constitution patrimoniale et on surprotège le demandeur contre son gré, engendrant une morosité du secteur qui rend frileuses les banques, accélérant du même coup la morosité.   Le rôle de la banque est de prendre un risque. En échange de ce risque elle a obtenu le pouvoir de création monétaire. Et, soyons honnêtes, le banquier français ne fait pas pleinement son travail. On peut spéculer sur une remontée prochaine des taux d’escompte, du moins c’est à espérer, que va-t-il se passer pour les banques françaises, sachant qu’elles ont enclenché des montagnes de crédit à 2% voire moins, garantis à ce taux sur 25 ans? Il faudra alors qu’elles fassent appel au bail-in pour se renflouer en pompant l’épargne?

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