#ConsoCollab : L’économie collaborative, un marché qui pourrait peser 100 milliards de dollars d’ici 3 ans – Maddyness

#ConsoCollab : L’économie collaborative, un marché qui pourrait peser 100 milliards de dollars d’ici 3 ans – Maddyness

L’étude « Ubérisation : partager ou mourir ? » menée par Monitor Deloitte donne de la substance à ce terme aujourd’hui galvaudé.
[ Lire plus… ]

Ndlr : Sauf que Über, Airbnb, Ouishare, Ouicar, la Ruche qui dit oui, etc…etc… NE SONT PAS des instruments de l’économie collaborative.Bien au contraire, ce sont des éléments du capitalisme néolibéral le plus cru qui vont même au-delà de tout ce qui a été permis aujourd’hui puisque ces entreprises vendent ce qui appartient à leurs clients.En gros, le client de l’entreprise met à disposition de l’entreprise son bien, sous sa responsabilité et sous diverses garanties qu’il assume lui-même, l’entreprise encaisse la somme et verse une commission au client pour la mise à disposition de son bien.En quoi est-ce de l’économie collaborative?Dans une économie collaborative, la société appartient à ceux qui utilisent le service, aussi bien les propriétaires du bien que les utilisateurs de ce bien.Là, il ne s’agit que de « collabwashing », sous prétexte de « socialwashing » et de « greenwashing ».Ce n’est donc pas l’économie de demain, la bulle va se dégonfler lorsque la population apprendra à faire la différence entre l’économie collaborative et les instruments de capitalisme néolibéral que sont ces organismes. Qui, d’ailleurs, sont déjà menacés, parce qu’ils ont tous une caractéristique essentielle : ils sont illégaux!La Ruche qui dit oui : les abeilles sont des salariés embauchés à temps partiel en tant qu’autoentrepreneurs, l’entreprise ne paie pas leurs charges et le travail réalisé par les abeilles ne leur permet d’ailleurs pas de gagner leur croûte et ce quand bien même l’entreprise gagne la même chose que les abeilles…sauf qu’elle le gagne autant de fois qu’il y a de ruches. C’est bien évidemment illégal et ça va aller jusqu’à ce qu’on daigne enfin se pencher sur ce cas. Que l’entreprise prenne 10% de commission pour se rémunérer est normal, mais qu’elle gagne ce que les abeilles ne gagnent pas c’est de l’exploitation de la faiblesse.Über? Ben on l’a vu, même en Californie, où ils ne sont pourtant pas réputés douillets avec les droits du salarié l’entreprise a été condamnée. Finalement interdit en Allemagne, en France ça ne vaut guère mieux, les chauffeurs étant considérés comme travaillant au black…Aibnb? Condamnés à New York, Paris, Londres, tout simplement parce que de louer son appartement est un changement d’affectation qui induit une modification de la taxation. Chaque ville a des impératifs sociétaux, les logements doivent servir à l’habitation, pas au tourisme. On ne loue aux touristes que des logements qui ont été créés pour cela, qui ont obtenu une autorisation légale conformément à des quotas. Si l’offre de logements touristiques ne suffit pas, le touriste va à l’hôtel, mais c’est l’habitation qui prime, évidemment. Alors, on pourrait se dire, dans un esprit libéral que la moindre des choses est qu’on fait encore ce qu’on veut avec notre bien. Mais là on peut répondre : oui, à condition de payer les taxes afférentes. Et pour payer les taxes, il faut avoir obtenu l’autorisation de la vielle de convertir son logement d’habitation en logement touristique, ainsi que de la co-pro quand il y a lieu, bien sûr.Donc, attention avec l’économie collaborative. La Cantine, à Toulouse, c’est de l’économie collaborative. Des gens ont fondé ensemble une société qui sert de support aux activités de chacun. Ils sont propriétaires de l’entreprise, co-responsables de ses infrastructures et, surtout, co-responsables les uns envers les autres des conditions d’exercice de leur travail des uns et des autres, ils COLLABORENT.L’économie collaborative, c’est de l’intelligence collective et selon Peter Senge, l’intelligence collective se construit dans l’action partagée : http://sco.lt/5gxne5

Short link : https://lmc.today/kcie