Comment l’Allemagne a bien profité d’une annulation de sa dette

Comment l’Allemagne a bien profité d’une annulation de sa dette

L’Allemagne a bénéficié en 1953 de l’effacement de la moitié de sa dette extérieure. Ce qui lui a permis de relancer ses dépenses de santé et d’éducation. Et de retrouver la confiance des créditeurs. C’est tout ce qu’elle refuse aujourd’hui à la Grèce.
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Ndlr : L’histoire, c’est que les allemands se battent comme des diables pour se maintenir la tête hors de l’eau. Mais malgré tout, l’Allemagne est toujours en faillite et si elle cède le moindre pouce de terrain, sur son comportement monétaire hégémonique ou sur la dette grecque, entre Deutsche Bank qui la plombe et sa croissance ridicule malgré des sacrifices considérables, ça pourrait déclencher un feu qui se propagerait à toute son économie l’amenant à faire faillite.   Or, en raison des accords de Paris, qui induisent que l’Allemagne prend la tête de l’Europe le temps que la France convertisse son industrie à la troisième révolution industrielle avant que ce ne soit au tour de la France pendant que l’Allemagne le fasse à son tour, notre sort est lié. Non seulement au travers de ces accords, mais également via l’Europe et l’Occident, qui est déjà menacé de toutes parts et dont la cohésion face aux nouveaux puissants n’est plus aussi forte qu’avant. Entre les eurosceptiques qui menacent l’UE, le TAFTA qui ne se fait pas, Erdogan qui penche de plus en plus dangereusement vers l’Est, les BRICS qui ont leur propre banque mondiale, nous ne sommes pas loin de nous faire surclasser, avec toutes les conséquences que cela implique, sur l’équilibre des normes mondiales. Si la civilisation occidentale cesse d’être la civilisation dominante, nous deviendrons tout bonnement les valets des chinois. Aussi, si l’Allemagne coule, nous sommes morts.   Alors, l’objectif, est de faire mourir la Grèce, qu’elle fasse tranquillement faillite, mais sans que cela ne suscite de remous sur les marchés. L’Allemagne est toujours très endettée et nous aussi. Il suffirait que les intérêts de notre dette montent à seulement 3% pour que ça fasse très très mal, voir nous pousse dans le précipice. Alors, pour libérer la Grèce, il faut quelle puisse sortir de l’Euro sans que l’on pense sur les marchés que nous n’avons pas pu la sauver, il faut que sa sortie et sa faillite lui soient profitables et qu’elle reprenne ensuite dans la foulée le chemin de la croissance. Il faut se rappeler que la Grèce est le pays le plus riche d’Europe avec son pétrole et son or…. qu’elle n’exploite pas. Elle le fera quand elle aura fait faillite et alors les investisseurs lui mangeront dans la main et elle reviendra dans l’UE très rapidement, en bombant le torse.   Mais dans l’immédiat, il s’agit de ménager la chèvre et le chou. Si l’Allemagne lâche, nos taux d’intérêts risque d’exploser et les produits dérivés grecs auxquels Deutsche Bank est exposée vont lui sauter à la tronche avec.

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