Comment la presse étrangère juge la politique économique française

LA CHONIQUE DES LIVRES ET DES IDÉES. Les correspondants de la presse étrangère en France sont plutôt optimistes pour l’Hexagone, selon l’enquête menée par la journaliste Lysiane Baudu, dans « Regards croisés. L’économie française vue par les correspondants étrangers » (éd. Ateliers Henry Dougier). Ils saluent le vent de réformes impulsées par Emmanuel Macron, mais constatent que le pays souffre encore de nombreuses pesanteurs. Bref il faut aller plus loin, plus fort. [Lire plus…]

Ndlr : Globalement, je suis d’accord sur le constat. En particulier sur les financements, je l’ai déjà assez dit ici-même, sur cette page, que nous sommes beaucoup trop timorés en financements et en ambition. Quand la Tribune publie un article d’une boîte qui pavoise parce qu’elle a fait une levée de fonds de X millions, alors qu’elle devrait être 5x, 10x, 20x plus conséquente.

Là, Navya vient d’entrer en bourse et de lever 50 millions… mais c’était 10 milliards qu’il fallait lever. Elon Musk en a levé 15, VW investit 6 milliards alors qu’ils ont déjà les infrastructures.

Et là, on parle de 50 millions ?

Le temps que Navya se mette à produire et trouve son marché et ce sera le même sort que Price Minister, mais aussi Aldebaran, par exemple, pour ne citer que ceux-là, mais il y en a beaucoup d’autres.

Il faut se sortir de la torpeur financière :

  • Sanctionner les business angels, par exemple par la production d’un label. Les groupes d’investisseurs qui exigent d’avoir obtenu un crédit bancaire ne peuvent prétendre à ce titre. Ensuite, il y a dans les conditions d’investissement, sur le rendement, la durée, le comportement, etc.
  • Il faut aussi styler les banquiers en orientant clairement le crédit vers le risque, quittes pour cela à ce que l’Etat exploite différemment la BPI en montant un fonds de sécurisation.
  • Il faut récompenser plus massivement l’investissement et sanctionner plus durement ceux qui ne le font pas.
  • Il faut multiplier par 10 les prêts sans conditions de la BPI. Obtenir 10’000 à 50’000€, comme ils s’en vantent dans leur pub, c’est de la plaisanterie, c’est un foutage de gueule. Ce sont des montants des années 70. Un salon de coiffure vaut 300’000€, une startup ne peut exister avec 50’000€, ce n’est juste pas possible.
  • Enfin, il faut une économie plus démocratique, plus participative, plus intégrée, plus partagée, l’économie de l’avenir.

 

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