Combien d’humains peut supporter la Terre ?

Combien d’humains peut supporter la Terre ?

L’ONU affirme que la population mondiale atteindra 8 milliards d’habitants en novembre, alors même que le jour du dépassement sera atteint le 28 juillet. En d’autres termes, passé cette date, nous puiserons plus de ressources renouvelables que la planète est en mesure d’en fournir, mettant en péril notre avenir. [Lire plus…]

Ndlr : La question est mal posée, parce que la réponse dépend de la considération faite de l’humain. Et la ressource ne manquera jamais, nous en aurons exponentiellement de plus en plus. Nous allons la recycler, nous irons la chercher dans l’espace, nous remplacerons tout simplement ce qui est rare ou nous nous en passerons en adoptant de nouvelles technologies et avec la connaissance nous allons synthétiser purement et simplement ce qu’il nous faut. La Terre n’est pas un monde fini, contrairement à ce que veut la croyance populaire. Et ce paramètre de la ressource découle également de la considération portée à l’humain.

Si on considère que du moment qu’il peut manger, dormir et chier, alors au moins 15 milliards, en l’entassant dans des clapiers de quelques mètres carrés. Des milliards d’humains dans des espaces bien isolés consommant des aliments synthétiques, qui ne se déplacent pas, consomment très très peu de ressource et d’énergie, mais ils n’ont pas de vie, ils existent, c’est tout.

Si on considère que l’humain a besoin de se déplacer, de bénéficier d’une certaine qualité de vie, d’endroits variés où vivre selon sa personnalité, alors c’est évidemment beaucoup moins et dans ce cas c’était 4 milliards avec seulement environ 15 % de population développée dans le monde. Si toute la population est développée, c’est bien moins. C’est à partir de ce seuil qu’il a fallu commencer à se serrer et qu’on a pris des mesures de plus en plus liberticides pour compenser les contraintes de la surpopulation.

Les populationnistes prétendent qu’il y a encore de la place, des endroits inhabités. Or c’est faux, toute la planète est habitée, même si ce n’est pas toujours par des humains. Quand l’humain va vivre dans la nature, il oublie que la biche qui mettait bas dans le fourré devant lequel il a construit devra aller mettre bas ailleurs. Que le blaireau qui y avait son terrier devra aller s’en creuser un autre. Si l’humain prend des poules, le renard va devenir son ennemi. Et ne parlons pas de la microfaune, dans le sol, les insectes.

C’est ça la promiscuité, et nous découvrons aujourd’hui justement à quel point la biodiversité est cruciale pour nous. Donc si l’humain est trop nombreux en respectant ses besoins, c’est la biodiversité qui recule mécaniquement et par conséquent l’humain menace sa propre pérennité. Il est donc crucial que l’humain ne soit pas plus nombreux qu’un certain seuil au-delà duquel sa promiscuité avec la nature fait qu’elle ne peut plus se régénérer et que ça le menace. Et ce seuil, nous l’avons passé lorsque nous étions 4 milliards, mais avec les conditions démographiques de l’époque. Dans l’avenir, les émergents vont enfin acquérir un niveau de vie décent et alors on verra que ce sera plus compliqué. Sauf à considérer l’humain comme du bétail et de le parquer comme tel.