Si le Brexit provoque une crise, elle sera économique et financière. E
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Ndlr : Quoi qu’il advienne, le marché va changer. Si le Brexit est voté, les importations britanniques vont de toute façon s’effondrer, puisque le pays va considérablement s’appauvrir, une bonne part de la finance déportée de l’UE revenant sur le continent. Lui refuser l’accès au marché unique serait absurde, de quitter l’UE ne ferait pas forcément de la Grande-Bretagne une paria, le pays reste un pays ami proche et assimilé membre de l’EEE. Mais d’une manière générale, un Brexit accélérerait le mouvement de désindustrialisation du pays entamé avec la crise de 2008, compensé par une exposition plus grande au secteur financier grâce à des règles ultralibérales compromettantes qui sera alors le premier secteur atteint, avec des conséquences évidentes sur le PIB. Si encore la GB affichait un bon état de santé, mais en réalité elle a un COLOSSAL déficit budgétaire, en hausse après une période de baisse sous la gouvernance Cameron qui a consisté à larguer de l’humain comme un aérostier lâcherait du sable. Si seulement 1% de la finance expatriée pour profiter de l’aubaine néolibérale revient sur le continent, ça va faire très mal. D’autant que dans le tas des sièges sociaux considérables reviendront, comme certains l’ont déjà dit. Ca va bénéficier au Grand Paris qui rêve de devenir l’équivalent actuel de Londres, mais Londres va morfler. Donc bon, quoi qu’il advienne, de toute façon les échanges avec le RU vont se réduire, obligatoirement, même sans faire preuve de fermeté, ce qui serait absurde. Le vraicon de l’Europe a raison, on est dedans ou dehors, mais d’être dehors ne signifie pas qu’on est marginalisé, ça signifie qu’on échange différemment.
