BRANSON VS BEZOS: LA POLLUTION, FUTUR ENJEU DU TOURISME SPATIAL

BRANSON VS BEZOS: LA POLLUTION, FUTUR ENJEU DU TOURISME SPATIAL

Alors que les milliardaires se battent pour envoyer des touristes dans l’espace, l’impact environnemental de ces voyages de luxe inquiète de plus en plus. [Lire plus…]

Ndlr : S’inquiéter de l’impact environnemental de ces voyages de luxe, qui est très favorable, ce sont des technologies de pointe qui sont développées aux retombées extrêmement larges, c’est juste de la bêtise. La même bêtise consistant à préférer le train à l’avion, alors que c’est le transport aérien qui est l’avenir et l’un des piliers de la transition écologique, le train lui sera le transport le plus polluant dans trente ans. Et donc d’attaquer l’avion aujourd’hui, c’est polluer plus longtemps en gênant son évolution, en ne gagnant pas grand-chose tout de suite. Sur trente ans, le bilan de cette politique populiste simpliste primaire sera très largement négatif. 

Pendant qu’ils font mumuse, ils contribuent au progrès. Nouveaux matériaux, plus légers, donc plus économes en énergie. Ou de nouveaux matériaux plus résistants au rayonnement électromagnétique pour réaliser des capteurs de haute précision pour mesurer diverses choses. Systèmes de pilotage ultra-précis qui optimisent le vol et donc permettent de réduire la consommation d’énergie.

« ce qui me choque dans les vols de Richard Branson, c’est qu’il n’y a pas d’horizon derrière »

Je prends toujours l’exemple rigolo de l’interview du directeur de l’ACS (Automobile Club de Suisse) qui était interviewé à la radio au début du siècle pour fêter le centenaire de la radio. Et de l’entendre nous dire doctement que la voiture automobile resterait un loisir de riches, qu’avec 60 km/h elle n’était pas loin d’avoir atteint son maximum technologique, parce que pour des raisons physiques et techniques il n’était pas possible d’aller beaucoup plus loin. Et donc que le cheval resterait indispensable pour le travail.

Ce n’est pas parce que quelqu’un, fût-il proclamé expert, à la vue courte que c’est vrai. Ce type est ce que le directeur de l’ACS en 1905 disait à la radio, il est au spatial ce que Jancovici est à l’énergie : ce que lui ne voit pas, c’est que ça n’existe pas. Ce que fait Branson n’est qu’un début, la première ligne du premier paragraphe du premier chapitre de l’ère spatiale. Il vise depuis longtemps beaucoup plus grand, plus haut. Cet engin est l’équivalent de celui des Frères Wright qui avaient réussi à voler à 3 mètres d’altitude sur une vingtaine de mètres en 1905. En 1913 on franchissait l’Atlantique pour la première fois. En 1920 il existait une ligne régulière.

Il faut voir ça comme la F1 pour l’automobile. Les progrès déjà réalisés rien que par l’existence actuelle de l’engin sont colossaux. Et c’est maintenant que l’aventure commence, ceux qui feront leurs petits vols de quelques minutes en apesanteur ne feront que financer l’avenir. En réalité, il faut mesurer l’impact au niveau global, en incluant les avancées que ces développements produiront, sur des décennies. Et là on s’apercevra que le gain pour l’environnement est juste colossal.