Après « faites sauter la banque », le nouveau leitmotiv des startups de
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Ndlr : J’explique depuis des années maintenant, j’avais d’ailleurs écrit un article sur Le Cercle les Echos, qui n’avait pas eu beaucoup d’échos, d’ailleurs, pas même dans mon cercle, tant les croyances ont la vie dure, que ce ne sera pas le cas, parce que la nouvelle économie n’a pas d’avenir sans les banques. La guerre n’aura pas lieu, les fintech ne disposeront jamais du pouvoir de création monétaire, sans lequel il n’y a plus de développement économique qui ne repose que sur le crédit. L’économie reposant sur l’argent disponible, c’est l’économie d’avant l’invention du crédit, telle qu’elle était il y a encore quelques siècles, sachant qu’il n’y a eu pour ainsi dire aucun développement depuis l’apparition de l’Homme sur la Terre. Les proportions de riches et de pauvres étaient les mêmes à l’époque romaine, la Grèce antique ou l’Egypte des pharaons qu’à Florence ou Paris au XVème siècle. Il a fallu attendre l’invention du crédit pour que la richesse augmente et se diffuse dans la population, jusqu’à la fin du féodalisme ou en 200 ans à peine l’immense majorité est passé d’un pouvoir d’achat et d’un accès aux avantages sociaux proches de 0 à celui de la population actuelle. Les fintechs, en tant que telles, n’ont donc aucun avenir. Leur avenir est avec la création monétaire ou ne sera pas. Et donc les banques ne seront plus leurs concurrentes, mais leur complément, c’est inéluctable. Une fintech aujourd’hui, c’est quoi? Sinon un système qui permet aux petits de risquer le peu d’épargne qu’ils possèdent sans pour autant contribuer à la création de richesse? Les fintechs ne font que faire passer un billet d’une poche à l’autre, sans qu’il ne fasse de petits entre-deux. Une économie fonctionnant comme ça en circuit fermé ne peut que reposer sur le système que les acteurs de la nouvelle économie dénoncent, jusqu’à usure de la monnaie au gré des défaillances des investissements puis la fin de ces derniers par la disparition de la capacité d’investir. Le seul avenir possible est que les banques deviennent des fintechs, pas qu’elles s’approprient les fintechs existantes, mais qu’elles s’intègrent dans le paysage économique. C’est d’ailleurs la raison d’être de mon invention de l’AMI : http://soyons-AMI.fr
