Enquête sur la discrimination à l’embauche…

Enquête sur la discrimination à l’embauche…

Ce matin, offrons-nous deux minutes de bien-pensance.Un joli compte de Noël, les résultats d’une opération de test de grande ampleur, un test mené auprès de 40 grandes entreprises employant plus de 15000 salariés.
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Ndlr : Moi je dis que vu le tas de CV, lorsqu’ils sont strictement équivalents, il n’y a pas de raisons que celui qui les dépouille les mette sur un plan d’égalité. Ce n’est pas une question de racisme, mais de sentiment d’appartenance. Et le fait que ce soit une « grande entreprise », ne change rien à cet état de fait selon le sentiment d’appartenance du recruteur.  Même moi qui me bat pour les immigrés et tout, je préfère entendre à l’oreille « Blandine Duchemin », ça m’inspire, que « Yasmina El-Surat ». Ce n’est pas que j’en aie peur et même je trouve son nom très sympa, mais qu’elle m’indiffère au premier abord. C’est un sentiment parfaitement connu et bien documenté.   Le vrai problème se pose lorsque le nom à consonance maghrébine a un profil un petit peu plus favorable, une vraie expérience du secteur, une meilleure formation, même de même niveau mais dans une meilleure école et on lui préférera quand même l’autre profil, par pure préférence nationale.  Mais il faut bien comprendre que JAMAIS quelqu’un portant un nom à consonance maghrébine n’aura le même accueil pour son CV que quelqu’un d’équivalent avec un nom sinon français, ne serait-ce même qu’occidental. Et le contraire est aussi vrai pour le cas d’un employeur d’origine maghrébine, qui préférera un nom maghrébin qu’un français et c’est normal. Et le fait que ce soit moins le cas chez les anglo-saxons ne tient pas au fait qu’ils soient moins ‘ »racistes », « racialistes » ou qu’ils aient une éducation moins « racioïde », mais à la construction de leur société cosmopolite. Aux USA, ce sont encore largement des colons et s’il est vrai qu’à Los Angeles ou New York il sera facile à un immigré arabisant de se faire embaucher, je crains que dans une petite ville du Wisconsin ou d’Arkansas il en aille autrement. Ce serait même d’ailleurs déjà bien si on le laisse y vivre.  Qu’on le veuille ou non, nous sommes humains et même complètement non raciste, même si on trouve de tout dans nos potes, la biologie veut qu’on soit ce qu’on est. Et le fait est que si Antoine Lefèbvre, humaniste convaincu, qui fait de l’humanitaire, membre donateur d’une association anti-raciste pour laquelle il se défonce, s’il reçoit les deux CV, de Blandine Duchemin et de Yasmina Al-Saoud, soit il aura sa petite préférence pour Blandine, par appartenance sociale, soit il embauchera Yasmina, conscient qu’elle aura moins de chances que Blandine de trouver un travail… ce qui n’est pas moins discriminatoire et là encore Yasmina aura trouvé du boulot à cause de son nom à consonance maghrébine, embauchée par un bien-pensant.

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