Entre sécurité et sécuritaire, quelle culture favorise la résilience ? Deuxième partie de notre entretien avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik.
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Ndlr : Excellent et parfaitement pertinent à notre époque de cinglés du casque à vélo, des gants à moto et de l’interdiction de la conduire en t-shirt et short… Notre société n’est plus résiliente. La moindre peccadille, un attentat qui fait quelques morts et c’est des atermoiements durant des mois. Une récidive ailleurs et le peuple est dans la rue en accusant le gouvernement. Notre société décadente n’est plus capable d’assumer ses risques sociaux et sociétaux. Les conséquences en sont de la lâcheté, de l’affaiblissement généralisé, une panne de courant peut produire des morts, une société de pleutres qui rejette la faute sur l’autre et le méprise. La sécurité, c’est la responsabilité collective, le sécuritaire, c’est la contrainte individuelle. La même différence qu’entre la liberté et l’oppression. Qu’on le veuille ou non, une moto ça se conduit sans gants, les cheveux au vent pour ceux qui en ont encore, en tongs, t-shirt et short et ça ne compromet la sécurité d’absolument personne.
