Une pharmacie ferme tous les deux jours, à qui la faute ?

Une pharmacie ferme tous les deux jours, à qui la faute ?

A continuer à vouloir simplement vendre des boîtes de médicament, san
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Ndlr : Véritablement un excellent article de quelqu’un qui a réellement réfléchi et posé la question en y répondant de manière pragmatique. Aujourd’hui, les pharmacies ne servent plus à rien, donc si elles veulent survivre, elles doivent servir à quelque chose, tout simplement.  Techniquement, c’est plutôt une bonne nouvelle, parce que les pharmacies sont une charge inutile pour la Sécu et elles grèvent la transition vers de nouveaux systèmes de distribution de médicaments. C’est donc la faute à la révolution numérique. Les pharmacies sont des épiceries à médicaments qui fonctionnent sur un modèle éculé et obsolète.  Les pharmacies sont apparues avec la médication chimique. A cette époque, elles avaient une raison d’être, parce qu’elles ne se contentaient pas de dispenser les ordonnances, les pharmaciens fabriquaient leurs médicaments. Aujourd’hui, leur existence ne repose sur rien et elles sont le plus mauvais moyen de distribuer les médicaments. Leur disparition permettrait des milliards d’économies à la Sécu. Mais si elles ne veulent pas disparaître, ce qui les regarde, il va falloir qu’elles s’adaptent pour trouver de nouvelles justifications à leur maintien. Et il y a plusieurs solutions, la première étant de mettre à disposition des patients des cabines de soins automatisées, ce qui permettrait de résoudre les déserts médicaux dans les campagnes. Et j’abonde pleinement dans les idées de coaching dans l’interruption du tabac, l’application des vaccins, toutes choses fort utiles.  Pour la distribution de médicaments, il suffira de disposer de grands centres logistiques régionaux, qui distribuent aussi bien les diverses marques de supermarché que les médicaments. On passe nos commandes en ligne, alimentaire et consorts et on est livré dans les deux heures. Dans le cas des médicaments, la livraison est même automatique : le médecin produit l’ordonnance, qui est transmise directement au centre logistique de notre région (ou de notre choix si on est en vacances, par exemple). Les préparateurs en pharmacie du centre logistique recoivent l’ordonnance, préparent la commande et la confient au service de livraison qui les apporte directement.  Si un conseil du pharmacien est nécessaire, il peut évidemment se faire en ligne et si quelqu’un n’a pas Internet, par téléphone. D’une manière générale, 99% des conseils dispensés par le pharmacien ne nécessite pas de face-à-face. Et pour les conseils restants, ils peuvent fort bien être dispensés par le médecin lui-même… ou la cabine de soins en cas de petit bobo.  En agissant ainsi, entre la baisse des coûts des consultations, qui sont évidemment bien moins chères en cabine de soins et le changement de système de distribution de médicaments, on peut estimer que la Sécu économiserait bon an mal an dans les 7 milliards par an. …Et le patient recevrait plus sûrement ses médicaments. Combien de fois suis-je sorti de chez le médecin alors que la pharmacie était fermée? Combien de fois suis-je rentré chez moi, épuisé, sans m’arrêter à la pharmacie? Là, on reçoit les médicaments chez soi, automatiquement, comme le font des tas de pharmacies de garde depuis toujours.

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