Sobriété. C’est l’un des mots clés des scénarios énergétiques sous contraintes climatiques récemment publiés par RTE, l’Ademe ou l’association Negawatt. C’est le mot que l’on trouve aussi bien dans les manifestes lancés par les militants du climat que sous la plume des scientifiques ou de responsables politiques pour désigner l’un de moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs climatiques de l’Accord de Paris signé en 2015. [Lire plus…]
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Ndlr : Toujours cette confusion entre hyperconsommation, qui a été inventée pour générer de l’emploi, et consommation, qui répond aux besoins. Une société qui se contente de ses besoins est plus sobre, évidemment. Mais la sobriété dont il est question ici est en marge de ceci, il s’agit d’aller à vélo, voyager moins, abaisser les limitations de vitesse, diminuer les températures dans les logements en hiver et les augmenter en été, consommer moins de viande, etc.. etc..; la liste de contraintes est longue et toutes ne sont pas supportables, on n’économise pas 200 Twh/an comme ça. Surtout chez nous où en fait d’hyperconsommation, on importe à peu près tout. Et donc de moins hyperconsommer ne représente pas une bien grande économie et par conséquent il faut appuyer plus fort sur les autres points, faire que la population vive chichement. Et ça, ce n’est pas une option, mais une croyance reposant sur la mécompréhension de la teneur de la transition écologique et des possibles existants pour l’accompagner. Tout ce débat repose sur la pertinence ou non du nucléaire. Vouloir se débarrasser du nucléaire (de la technologie actuelle, cela va sans dire, l’atome est l’avenir, ce sont les PER/EPR qui ne le sont pas) est très bien. Vouloir s’en débarrasser par pure idéologie sous prétexte qu’il serait possible de s’en passer moyennant des sacrifices est clairement absurde.
