Violences conjugales. Marlène Schiappa annonce cinq mesures pour « enrayer le fléau »

Violences conjugales. Marlène Schiappa annonce cinq mesures pour « enrayer le fléau »

La secrétaire d’État en charge de l’Égalité femmes-hommes a détaillé au micro de RTL, ce lundi 1er octobre, les mesures concrètes pour lutter contre les violences conjugales. Une plateforme de signalement en ligne et un outil de géolocalisation pour trouver un hébergement d’urgence seront notamment mis en place. [Lire plus…]

Ndlr : C’est quelque chose d’incommensurablement compliqué parce que ça se produit dans l’intimité des foyers avec des paramètres psychologiques ou socio-pathologiques.

Par le sanctionnel on est parvenus au seuil de ce qu’il est possible de faire je pense. Le résiduel relève du pathologique ou du sporadique. Il est impossible de lutter contre, sauf lorsque les violences sont ponctuelles ou systématiques.

Dans la plupart des cas c’est un coup de colère et l’homme regrette moins de deux minutes après. La sanction encourue décourage la plainte de sa victime autant que des voisins alors qu’un accompagnement serait mieux adapté.

C’est que là, un conjoint violent, si les forces de l’ordre s’en mêlent, il est emmené immédiatement, puis déféré au Parquet, se retrouve au Tribunal et c’est seulement là, dans le cadre de sa condamnation qu’il peut être contraint à se faire traiter. Ce qui est doublement absurde, parce que ce parcours encourage à l’éviter et donc permet la continuation des violences et dans la plupart des cas le traitement n’est absolument pas approprié pour le conjoint violent, c’est le couple qui doit être traité.

Je pense qu’il faudrait donc inverser totalement la vapeur en remplaçant la protection judiciaire de la victime par de l’empathie et considérer à priori chaque situation avec le conjoint violent en tant que victime de lui-même. Il sera toujours temps de le condamner dans un second temps s’il devait s’avérer qu’il y a lieu.

D’une manière générale nous ne parviendrons jamais à éradiquer totalement les violences conjugales. Mais si les mesures de Marlène Schiappa pourraient peut-être réduire un peu les féminicides, nous pourrions encore intervenir sur les comportements violents des hommes qui ne devraient pas l’être.

Ceux qui sont naturellement violents, nous n’y pourrons rien et ça ne relève que de la bêtise de leurs victimes qui par aveuglement qualifié « d’amour » préfèrent tout subir. Et contre la bêtise, on ne peut rien, sinon aider en cas de réveil s’il se produit avant qu’il ne soit trop tard.

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